‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 676 sur 999 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

roi Jacques, et comme j'espère, milord, vous compter parmi les chefs de l'armée que je conduis à la frontière, ce sera une bonne occasion à saisir, si vous voulez renouveler avec vos amis, aux bords de la Twède , la connaissance commencée aux bords de la Seine.

Il sera fait comme vous dites, monsieur le duc, si Dieu ou le roi n'y mettent empêchement. Il y a un vieux proverbe anglais qui prétend que chaque fois qu'il y a dans notre lie deux lames d'épées qui brillent au soleil, on n'a qu'à regarder au côté d'un comte de Sussex si l'on veut trouver un fourreau vide.

C'est comme vous le dites, milord, un vieux proverbe; si vieux qu'il commence à tomber en désuétude.

Il aurait repris une nouvelle vie, monseigneur, si je m'étais trouvé en Angleterre lors du procès de la malheureuse Anne de Boulen ; et peut-être eût-il mieux valu que je m'y trouvasse, je ne dirai pas pour mon honneur à moi, qui, Dieu merci ! n'avait pas besoin de ce nouveau lustre, mais pour celui du roi, monseigneur, et pour le vôtre, auquel j'eusse peut-être sauvé une bien fâcheuse tache.

Si je vous comprends bien, milord, vous voulez dire que vous eussiez défendu la reine?

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