L'HOTESSE, ADÈLE
▲BILI.
Et vous dites qu'il est impossible de se procurer des chevaux?
l'botissi.
Madame, les quatre derniers sont partis il n'y a pas un quart d'heure.
▲BILI.
Et quand reviendront-ils?
l'botissi.
Cette nuit.
ADILI.
Ah ! mon Dieu! au moment d'arriver... quand il n'y a plus d'ici à Strasbourg que deux lieues. Ah ! cherchez... cherchez s'il n'y a pas quelque moyen. l'botissi.
Je n'en connais pas... Ah ! cependant, si le pos-
tillon qui a amené madame était encore en bu, peutêtre consentirait-il à doubler la poste.
▲BILI.
Oui, oui, c'est un moyen.. . Courez, dites-lui que ce qu'il demandera je le lui donnerai. .. Allez, ailes. — {L'hôtesse sort.) Ohl ily sera encore. .. il y consentira... et dans une heure je serai près de mon mari... Ah ! mon Dieu ! je n'entends rien... ne vois rien... Ce postillon sera reparti, peut-être.... — ( A l'hôtesse qui rentre. ) Eh bien?
l'botissi.
Il n'y est déjà plus. L'étranger qui vous a cédé cette chambre lui a dit quelques mots de sa fenêtre, et il est reparti à l'instant.
▲bili.
Que je suis malheureuse!
l'botissi.
Madame parait bien agitée?
aj>èli.
Oui. Encore une fois, il n'y a aucun moyen de partir avant le retour des chevaux?
l'botissi.
Aucun, madame. ,
▲BÈLI.
Laissez-moi, alors, je vous prie.
l'botissi* Si madame a besoin de quelque chose, elle sonnera.