‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 72 sur 999 · L'HOTESSE, ADÈLE · texte numérisé non relu

L'HOTESSE, ADÈLE

▲BILI.

Et vous dites qu'il est impossible de se procurer des chevaux?

l'botissi.

Madame, les quatre derniers sont partis il n'y a pas un quart d'heure.

▲BILI.

Et quand reviendront-ils?

l'botissi.

Cette nuit.

ADILI.

Ah ! mon Dieu! au moment d'arriver... quand il n'y a plus d'ici à Strasbourg que deux lieues. Ah ! cherchez... cherchez s'il n'y a pas quelque moyen. l'botissi.

Je n'en connais pas... Ah ! cependant, si le pos-

tillon qui a amené madame était encore en bu, peutêtre consentirait-il à doubler la poste.

▲BILI.

Oui, oui, c'est un moyen.. . Courez, dites-lui que ce qu'il demandera je le lui donnerai. .. Allez, ailes. — {L'hôtesse sort.) Ohl ily sera encore. .. il y consentira... et dans une heure je serai près de mon mari... Ah ! mon Dieu ! je n'entends rien... ne vois rien... Ce postillon sera reparti, peut-être.... — ( A l'hôtesse qui rentre. ) Eh bien?

l'botissi.

Il n'y est déjà plus. L'étranger qui vous a cédé cette chambre lui a dit quelques mots de sa fenêtre, et il est reparti à l'instant.

▲bili.

Que je suis malheureuse!

l'botissi.

Madame parait bien agitée?

aj>èli.

Oui. Encore une fois, il n'y a aucun moyen de partir avant le retour des chevaux?

l'botissi.

Aucun, madame. ,

▲BÈLI.

Laissez-moi, alors, je vous prie.

l'botissi* Si madame a besoin de quelque chose, elle sonnera.

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