‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 787 sur 999 · BON PEDRO · texte numérisé non relu

BON PEDRO

Oui, mais savei-vous par quel moyen don Carlos obtint ce fils.

BON EENEIQUEl.

Par les moyens ordinaires, je suppose.

BON PEBEO.

Voilà l'erreur... Don Carlos était marié depuis dix ans sans avoir pu obtenir d'héritier ; il avait cependant fait un vœu à Notre- Dame -del-Pilar, mais le vœu n'avait point été exaucé; il avait cependant fait un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, mais le pèlerinage n'avait rien produit... Bref, un soir qu'il rentrait dans son château, après avoir fait une tournée dans ses domaines, désolé plus que jamais de ne savoir à qui léguer une fortune aussi considérable et un nom aussi noble, il passa dans une sombre galerie où se trouvait un vieux tableau représentant saint Michel terrassant le démon, lorsqu'à son grand étonnement, il s'aperçut que les personnages n'étaient plus sur le tableau, et que leur place était vide... Au même instant, il sentit qu'on lui frappait sur l'épaule; il se retourna, c'était le démon... Don Carlos, qui était un vieil Espagnol, fut choqué de cette familiarité, et il demanda au maudit ce qu'était devenu saint Michel,

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