‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 814 sur 999 · DON JUAN, MARTHE · texte numérisé non relu

DON JUAN, MARTHE

liini, têtue (Tune robe blanche déchirée et verdi*

par P herbe, les cheveux épaté, paê$e par une

roche y et entre en scène.

Ohî le beau jardin, et comme les marguerites y

poussent! j'en aurai bientôt assez pour me faire

une couronne, s'ils ne me rattrappent pas. — {Elle

ée cache derrière un exprès.) Don Juan î don Juan f

dow jcan, l'apercevant.

Grand Dieu, est-ce Marthe? est-ce son ombre 7 Seigneur, Seigneur, donnez -moi des forces contre

l'amour !

(// reste immobile.) maitbe.

D'ailleurs, s'ils courent après moi, je me cacherai comme cette nuit dans les buissons avec les chardonnerets et les rossignols; il fait froid, la nuitf

dow juah, les bras étendus vers elle.

Marthe! Marthe!

«àlTHg.

Et pourtant ils chantent en se réveillant! je sais ce qu'ils chantent, moi ; je suis leur soeur ; ce matin, il y en avait un qui disait :

Lorsque fa nuit était sans voiles, Lorsque le jour était sans pleurs, Quand je planais sur des étoiles, Au lieu de marcher su? des fleurs.

(Apercevant dan Juan.) Tiens, une statue**. SBt s'est endormie au sekil,.. il fait bon au soleil. — (Elle s'accroupit aux pieds de don Juan.} Le soleil vient de Dieu.

(Elle rit comme un enfant.)

BOlt JVkV.

Pauvre enfant ! elle est folle !

maethi, appelant.

Don Juan! don Juan! me voilà, mon liancé; vois comme je suis jolie , comme je suis parée , comme j'ai une belle oouronne.

BOlt JUAN.

Prenes prtfé de moi , m oit Dfeu , prenez pitié de moi!

Bt pu» je avis fiche, main tenant;, j'ai hérité des btans et des châteaux de ma mur Inès, qm est morte empoisonnée.

new Jean.

Qui t'a dit cela?

litm, levemi sa Mes.

Inès, elle retien* toutes les nuits, ear, quoique son corps ait été déposé en terre sainte , set» âme est errante ; ele aussi efle chante com m e tes oiseau* qui s'éveiHent, mais tristement, tristement, tristement.

Mes es blanchissent sur la terze, Je n'ai ni bière ni linceul.

Chut! la voilà.... tiens, tiens... la vois -tu qui passe?... Oui, sœur, oui, je tirerai ton corps de cette église, pour que ton âme perdue puisse revenir le visiter... je le couvrirai de terre, puis, sv cette terre, je planterai des fleurs... les (leurs poussent bien sur les tombes... lis voulaient m'empécher d'aller te rejoindre... Ah! ah! ah, ils ne savaient pas que j'ai des ailes... ils ont voulu me retenir, mais je me suis envolée, et j'ai ri alors. — (Commençant par rire, et finissant par sangloter.) Ah ! ah ! ah ! oh ! oh ! que je souffre, mon Dieu !

Aevians à toi, men enfant, as* soMtt

Laissez-moi, je sais de belles prières. — (S**genomillant.) Je vais prier»

Yase d'élection... Étoile... matinale.

Miroir... de pureté, Veau qpai priai pear bous.. .

Oh! je ne me rappelle plus... si je me r app e lais... il me semble que je serais guérie. — (Mêïo parie ta main à son front, cherchons à rappeler ses souvenirs, puis sa physionomie indique qu'elle passe i d'autres idées.) Allons, voilà que j'ai perdu mes fleurs * f — (Se relevant.) il faut que j'en cherche d'autres , maintenant j'ai cueiUi toutes celles qui •ont ici. — {fille s'éloigne en appelant : ) Don Juan, don Juan !

Sortons promptement de la ville, Nous trouverons, beau ctaetaiier.

Près de la perle ée Séviile, Un'page tenant rétrier D'une mule sans cavalier.

Nous voyagerons cote à cote, Tant que terre août pertera.. .

(La vois se perd dans te tointoin.)

eon jcaji, marchant derrière elle jusqu'aux cyprè*. O mon Dieu ! je sais un être bien fatal anx aatres et à moi~nétne ; tout ce que je touches* brise ou se flétrit, et ceu* à qui je n'ote pas la vie perdent la raison...

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