‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 962 sur 999 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Nous le forceront bien de regagner sa rive ; Puis nous le cuAtlrons'avec nos fouets hardis, Ainsi qu'à l'Hellespont Xerxès a fait jadis!

Ce danger-là n'est point de ceux que je redoute.

raoTOotm.

César veut-il savoir le nom des chef»?

CALIGDLA.

Sans doute!

Mais pour conduire à fin ce projet hasardeux, Sont-ils beaucoup au moins ?

FIOTOGEIU*

Non, ils ne sont que deux.

, caligdla, souriant avec mépris.

Voyons ?

FlOTOGÈlfl,

C'est Annius que le premier se nomme, Sa noblesse remonte aux premiers jours de Rome ; Le second Sabinus, un tribun, que je croi, Homme sans race, au reste.

CALIGDLA.

A merveille ! Ouvre-moi Ce coffre, et tire*-en les livres qu'il renferme : Tous les deux de leurs jours demain sauront le terme, Et ce terme fixé n'aura point de retard.

riOToofcivs, tirant du coffre deux livres sur lesquels

les titres sont écrits en lettres de bronte doré. César veut-il le glaive ou veut-il le poignard?

CALIGDLA.

Le glaive!...

(Prenant un roseau, le trempant dans l'encre et écrivant. ) Réservons l'arme qui doit feindre A ceux à qui je fois cet honneur de les craindre, Car c'est un luxe vain, que pour de tels héros Payer des assassins quand on a des bourreaux.

PBOTOGKlfl.

César connaît le fond de la vertu romaine.

CALIGDLA.

Prends les prétoriens et la garde germaine, Et par les souterrains amène et conduis-les Dans les caveaux voûtés qui sont sous ce palais ; Surtout garde-toi bien que personne les voie. Maintenant Claudius.

rioTooÈni.

Tu veux?

CALIGDLA.

Qu'on me l'envoie.

J'ai pour me conseiller besoin d'un grand penseur; Puis il me plait assez d'avoir mon successeur, Quand je suis à régler des affaires pareilles, Pas trop loin de mes yeux et près de mes oreilles.

PIOTOGÈM.

Et Messaline?

CALIGDLA.

Après.

rioroGÈHB.

Veux-tu la voir aussi ?

CALIGDLA.

Sois tranquille, elle sait quel chemin mène ici ; El peut-être déjà que ce matin m'arrive Avec Afranius notre belle captive.

PIOTOOEUB.

A propos, j'oubliais... Ton médecin Cnelus A fait chez le préteur citer Afranius.

CALIGDLA.

Dans quel but?

FEOTOGXNI.

Dans le but très-juste qu'il lui paie Trente talents en bonne et valable monnaie, Qu'il promit pour savoir l'instant où, sans hasard, Il pouvait dévouer sa tête pour César.

CAUGDLA.

C'est bien, merci.

{La porte s'ouvre; Afranius parait.)

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