‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 995 sur 999 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

CALIGULA; couché, CLAUDIUS, soulevant la tapisserie, puis AQUILA et JUNIA.

CLAUDIUS

Que va-t-il se passer, et quelle fête infâme,

Aux démons de la nuit prépare cette femme ?

Elle a, je crois, tout bas, parlé, dans sa fureur,

D'assassins menaçant les jours de l'empereur!

En le frappant quel est leur but, leur espérance ?

Est-ce un autre esclavage? est-ce la délivrance?

Oh ! si je pouvais fuir avant que leur regard

Ne parvint jusqu'à moi!... malheur! il est trop tard!

De l'alcôve sans bruit le rideau se soulève :

Ne suis-je point en proie à quelque horrible rêve?

( Aquila et Junia paraissent pendant les derniers

vers, l'un à la tête, l'autre au pied du lit.) Non... non... tout est réel !...

aquila, reposant sur son piédestal la lampe qu'il a prise pour regarder César.) C'est lui!

( Étendant la main vers Junia, qui fait un mouvement pour frapper. )

Femme, attends-moi.

(Il lui passe la corde autour du cou. Junia lui appuie le poignard sur le cœur. )

JUKI A.

Réveille-toi, César.

CALIGULÂ.

AQUILA

César, réveille-toi.

caligula, se redressant tout debout.

Qui m'appelle?

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