‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 77 sur 77 · SON GENIE · texte numérisé non relu

SON GENIE

Nota. Eu terminant la lecture de cette traduction nouvelle deWAVERLEY,nousnc pouvons nous empêcher de remarquer que ce roman, le premier de l'auteur par ordre de date, et cité fréquemment en Ecosse comme le plus origiual, sinon comme le meilleur dans son ensemble, était jusqu'à présent le moins connu de tous en France : si la faute en était aux traductions précédentes, nous osons espérer que celle-ci, calquée du moins avec plus d'exactitude sur l'origiual , on trouvera une expression plus franche du récit et du dialogue, les allusions locales religieusement respectées, et même quelquefois la couleur des descriptions imitée assez heureusement. N'étant pas étranger à ces améliorations, l'Éditeur1 a sans doute tort de les signaler lui-même , trop heureux si ses nombreuses notes n'ont impatienté que cette classe de lecteurs en faveur de qui sir Walter Scott termine ce volume par sa préface. Cependant cette espèce de commentaire que nous avons tâché de rendre parfois aneedotique, a été réclamée comme indispensable pour Waverlej et les autres romans écossais {scotch novels) non-seulement en Angleterre, mais en Ecosse même où l'empreinte de l'antique physionomie nationale s'efface tous les jours davantage sous les costumes nouveaux et par l'effet des mœurs nouvelles: ce besoin de notes a été avoué par M. Loçkhart, gendre de sir Walter, et probablement autorisé à faire cet aveu dans la Revue périodique dontilestredacteur.il nous resîera donc le seul regret de n'avoir pas mieux reinpli notre tâche. Nous avons désigné dès la première note les ouvrages qui peuvent .suppléer à nos oublis ou à nos indications, quelquefois imparfaites, sur les coutumes et les allusions locales. La partie bistorique do Waveilev dans la plupart des

(i) Il est juste «le remarquer <jue pour Waverley comme pour les autres romans de cette collection, l'Editeur et le Traducteur ncdoiveni point être confondus ensemble, et ne sont nullement solidaires

de leurs note.' respectives.

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chapitres fera désirer également au lecteur de consulter les diverses publications qui peuvent compléter l'histoire de la guerre civile de 1745. La tradition de cette époque est si familière aux compatriotes de l'auteur, qu'après avoir décrit d'une manière si dramatique l'affaire de Preston ou Gladsmuir, il a pu négliger les événemens non moins importans qui suivirent cette première victoire. Malheureusement Redgauntlet , où l'auteur a peint les derniers soupirs du jacobitisme en Ecosse, et qui semble d'abord une suite de Waverley, nous transporte bien au-delà de la bataille de Culloden. Cette espèce de lacune est surtout à regretter en France, où nous ne connaissons de l'expédition du Prétendant que l'élégant précis qu'en a tracé Voltaire d'après des documens inexacts. En Angleterre même il manque encore une histoire complète de Charles-Edouard , quoique depuis quelques années les matériaux de cette histoire soient devenus plus abondans. JJHistoire de la Rébellion, par Home, a une fausse couleur d'impartialité , car en histoire les omissions sont quelquefois aussi perfides que les mensonges, et l'on sait que Home avait soumis son livre aux ratures du duc de Cumberland. Les Mémoires du chevalier de Joknstone peuvent servir à rectifier plusieurs faits et contiennent des détails peu connus; mais comme tous les auteurs de Mémoires, le chevalier s'est plus occupé de lui-même que du prince qu'il sacrifie peut-être aussi légèi-ement à de petits griefs particuliers. L'ouvrage qui abonde le plus eu révélations piquantes, si on les dégage de quelques détails inutiles, c'est l'important recueil intitulé: Culloden s papers , publié par les héritiers de Duncan-Forbes, lord président de la cour des sessions. Ce magistrat joua un rôle important dans les événemens de 174^ , et le recueil de sa correspondance prouve qu'il tint entre les mains tous les fils de la conspiration jacobite. C'est en s'aidant de ces nombreux matériaux et des traditions recueillies sur les lieux, qu'on pouvait composer enfin une histoire impartiale du dernier des Stuarts. Nous savons que cette histoire existe en manuscrit , et nous profitons de cette occasion pour inviter l'auteur (M. Donald Mac L...) à publier un ouvrage dont on peut dire, comme sirWalter Scott de son Waverley, que les événemens les plus ronanesques en sont peut-être les plus avérés. — Éd.

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