‹ ŒuvresChapitre 49 sur 93 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

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C'ETAIT le matin à l'aube du jour, les rayons du soleil doraient à la fois le sommet du mont Viso et celui des montagnes les plus élevées de l'île qui est à nos antipodes ; mon âme, s'éveillant, rentra chez elle, amenant à sa suite la raison. « Faites du café, » dit-elle à Joannetti, qui entrait dans la chambre. Le bruit des tasses attirant toute l'attention de Yaiiti^e, je m'assoupis insensiblement pendant que l'eau chauffait. — Je jouissais de ce plaisir charmant dont j'ai entretenu mes lecteurs, et qu'on éprouve lorsqu'on se sent dormir. Le bruit agréable que faisait Joannetti, en frappant de la cafetière sur le chenet, retentissait

sur mon cerveau, et laissait vibrer toutes mes fibres sensitives, comme l'ébranlement d'une corde de harpe fait résonner les octaves. — Enfin je vis comme une ombre devant moi; j'ouvris les yeux, — c'était Joannetti. — Ah ! quel parfum ! quelle agréable surprise ! du café ! de la crème ! une pyramide de pain grillé! Bon lecteur, déjeune avec moi.

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