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L'immortel crépuscule et le soir de la vie.

LA VOCATION DE JOCEL^N In.

Amer à ma jeunesse aussi, mais doux à l'àme.

L'ombre des saints parvis m'attire et me réclame ; ,

Je \eux consacrer jeune à Dieu mes jours mortels,

Comme un vase encor pur qu'on réserve aux autels. lo

Rien de ce qui s'agite ici-bas. ne me tente ;

Je ne veux pas dresser à tout ce vent ma tente ;

Je ne veux pas salir mes pieds dans ces cheinius

Où s'embourbe en passant ce troupeau des liumains;

J'aime mieux, m'écartant des roules de la terre, i5

Suivre dès le matin mon sentier solitaire.

J'aime mieux m'abriter sous le mur du saint lieu

Et dès les premiers pas me reposer en Dieu.

Je ne me sens pas fait d'ailleurs pour la mêlée

Où bruit cette foule à tant de soins mêlée : ao

J'apporterais une âme inégale au combat,

Tro£de pitié dans l'âme, un cœur qu'un souffle abat;

Trop sensible ou ti'op lier, je mourrais dans la lutte.

Ou, vaiTïqueùf7~dù Trîôrnpïïë ou, vaincu, de la cbule.

A cette loterie où la vie est l'enjeu 20

Mon cœur passionné mettrait trop ou trop peu ;

Et puis la vie est lourde, et dur est le voyage :

Il vaut mieux la porter seule et sans ce bagage

De chaînes, de fardeaux, de soins, d'ambitions,

Amours, liens brisés, enfants, afflictions. 3o

Quel que soit vers le ciel le chemin que l'on suive,

On arrive plus vite où Dieu veut qu'on arrive ;

Dans le lit de poussière on se couche moins tard ;

On a moins de soucis et de pleurs au départ.

Oh ! ne résistez pas, ma mère, à ma prière ! 35

Si vous réfléchissiez, un jour vous serez ficre

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