‹ Oevres choisiesChapitre 55 sur 288 · Aux flancs. V. IV, 6 (note · texte numérisé non relu

Aux flancs. V. IV, 6 (note

22. Concerts. Comparez VI, -jb, où le mot est employé avec la même valeur ironique.

a'i. Comme Satan. Elliptique: comme l'œil de Satan.

2D-26. ûiea, adieu. La rime du simple et du composé est fréquente chez Lamartine. Cf. IV, 27-28: enfin, fin; 57-68: abuse, use; V, 5o-52 : toujours, jours; IX, 55-5G : parfaits, faits; XllI, 21-22 : inonde, onde; XXVI, 27a8 : rompus, interrompus, etc.

3o. L'hymne de gloire. Cf. dans Manfred, acte II, scène iv, l'hymne que les Esprits chanlent à Arimanes, assis sur le globe de feu qui lui sert de trône.

L'IIOM.ME 7

Mais que sert de lutlcr contre sa destinée?

Que peut contre le sort la raison mutinée?

Elle n'a, comme l'œil, qu'un étroit horizon.

ÎSe porte pas plus loin tes yeux ni ta raison :

Hors de là tout nous fuit, tout s'éteint, tout s'efface; --

Dans ce cercle borné Dieu t'a marqué ta place :

Comment ? pourquoi ? qui sait ? De ses puissantes mains

11 a laissé tomber le monde et les humains.

Comme il a dans nos champs répandu la poussière,

Ou semé dans les airs la nuit et la lumière ; 4o

Il le sait, il suflit : l'univers est à lui,

Et nous n'avons à nous que le jour d'aujourd'hui !

Notre crime est d'être homme et de vouloir connaître :

l2;norer et servir : c'est la loi de notre être.

Byron, ce mot est dur : longtemps j'en ai douté ; 45

Mais pourquoi reculer devant la vérité ?

Ton titre devant Dieu, c'est d'être son ouvrage,

De sentir, d'adorer ton divin esclavage ;

Dans- l'ordre universel faible atome emporté,

D'unir à ses desseins ta libre volonté, 5o

D'avoir été conçu par son intelligence,

De le glorifier par ta seule existence :

Voilà, voilà ton sort. Ah ! loin de l'accuser,

Baise plutôt le joug que tu voudrais briser ;

Desrends du rang des dieux qu'usurpait ton audace : 55

Tout est bien, tout est bon, tout est grand à sa place ;

3i. Le fil de la pensée se perd un peu.^près le vers 3o, Lamartine avait primitivement introduit une énergique apostrophe à Byron :

Gloire à toi! fier Tilan, j'ai partagé ton crime...

qui commençait une tirade sans doute assez longue. La suppression de ce passage, que rien n'a remplacé dans le texte déKnitif, explique pourquoi la vers 3i ne se rattache pas nettement à ceux qui précédent. On retrouve pourtant la suite des idées: Byron, en même temps qu'un désespéré, est, coninie Satan, un révolté ; à cette révolte de l'incrédule contre la destinée que Dieu lui a f.iite, Lamartine oppose la résignation du croyant à la tolonté de son Créateur

4i. Il le sait répond au qui sait? du vers 87.

43. Homme, au singulier, a\ec une valeur indéterminée. Cf.' XXX, 22 : eonime si des jours Dieu vous eût fait maître.

ti!x. Servir, au sens fort: être esclave

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