‹ Oevres choisiesChapitre 66 sur 288 · Ta source. — i" riédaction : ton centre · texte numérisé non relu

Ta source. — i" riédaction : ton centre

45. Moitié de ma vie. C est, avec plus de tendresse et de tristesse, le onîmae dimidiam meae d'Horace (0(/., I, m, 8).

46, 49. Par lai : grâce à lui.

53 et suivants. Exposé de la thèse matérialisto. — Le tronpeau d'Epicure. C'est le grex Epicuri dans lequel Horace se rangeait par plaisanterie (Epist., I, IV, 16), mais 1 intention est ici bien plus méprisante.

54- Celui dont la main... Le savant, conduit au matérialisme non plus par l'amour des voluptés grossières, mais par l'observation désintéressée des phénomènes naturels, et particulièrement de ceux dont la matière vivante est le siège. Allusion aux expériences et aux doctrines de l'école dite « phvslolo gique J), que Pinel et Broussais représentaient alors aveo éclat. — Lamartine avait d'abord écrit, visant les seules mathématiques :

Vain espoir I s écriera ce docteur au front blême. Qui croit par A plus B résoudre ce problème. Et qui, soumettant tout à son étroit compas. Rejette hardiment ce qu'il ne comprend pas.

56. Végéter : vivre d'une vie mitériolle, à la manière d'une plante. N'at-ûD pas cuuip.iré la pensée h une e4T!orc'scen;'C de la ma inre ?

-22 MÊDllAllU.NS I'OIUkjUES

« Insensé, diront-ils, que liop d'orgueil abuse.

Regarde autour de toi: tout commence et tout s'use,

Tout marche vers un terme et tout naît pour mourir :

Dans ces prés jaunissants tu vois la fleur languir; 60

Tu vois dans ces forêts le cèdre au front superbe

Sous le poids de ses ans tomber, ramper sous l'herbe ;

Dans leurs lits desséchés tu vois les mers tarir ;

Les cieux même, les cieux commencent à pâlir ;

Cet astre dont le temps a caché la naissance, 65

Le soleil, comme nous, marche à sa décadence,

Et dans les cieux déserts les mortels éperdus

Le chercheront un jour et ne le verront plus I

Tu vois autour de toi dans la nature entière

Les siècles entasser poussière sur poussière, 70

Et le temps, d'un seul pas confondant ton orgueil,

De tout ce qu'il produit devenir le cercueil.

Et l'homme, et l'homme seul, ô sublime folie !

Au fond de son tombeau croit retrouver la vie.

Et dans le tourbillon au néant emporté, 7r>

Abattu par le temps, rêve l'éternité ! »

I Qu'un autre vous réponde, ô sages de la terre !

[Laissez-moi mon erreur ; j'aime, il faut que j'espère; Notre faible raison se trouble et se confond. Oui, la raison se tait ; mais l'instinct vous répond. 80

Pour moi, quand je verrais dans les célestes plaines Les astres, s'écartant de leurs routes certaines. Dans les champs de l'éther l'un par l'autre heurtés. Parcourir au hasard les cieux épouvantés ;

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