‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 103 sur 351 · ACTE III, SCÈNE V. i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. i

N'éteint pas ses rayons sur mes nombreux États. Qui retient sous le joug ces peuples, ces contrées. De mœurs, d'opinions, d'intérêts séparées? Qui peut les réunir? Un lien solennel.

Dont le premier chaînon remonte à l'Eternel. Sans lui, l'autorité craintive ou menaçante S'écroulerait bientôt sur sa base impuissante. Je vois autour de nous les esprits tourmentés Par l'amour inquiet des folles nouveautés; Le nom de préjugés déjà se fait entendre ; A je ne sais quels droits le peuple ose prétendre. Puisque ceux de l'Eglise aujourd'hui sont jugés, Ceux du trône demain seront des préjugés. Je n'imiterai point la France et l'Angleterre; Des peuples et des rois j'étoufferai la guerre; Dans un sang criminel j'éteindrai ses flambeaux. L'Espagne éprouvera vos principes nouveaux, Lorsque, pour son malheur, vous disposerez d'elle: Jusque-là, prince, aux miens aveuglément fidèle. J'ai su les maintenir; je saurai les venger. Si quelque audacieux pense à les outrager.

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