‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 113 sur 351 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ELISABETH

Quel époux ! respirons. O rives de la France ! Je vous abandonnai dans une autre espérance. Voilà donc ces beaux jours; voilà ce sort heureux, Cet hymen dont ma mère a commandé les nœuds! Un éclat , des grandeurs , que peut-être on envie ; Des sujets, une cour, mais jamais une amie Dont les pleurs consolans répondent à mes pleurs , Et qui daigne en son sein recueillir mes douleurs. Ah! loin de cette cour, loin du poids qui m'oppresse. Si , goûtant les douceurs d'une pure tendresse , Près de lui, sans remords je pouvais me livrer... Près de qui, malheureuse! où me vais-je égarer? N'arrêtons pas mes yeux au fond de cet abîme.

i6o PHILIPPE IL

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