‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 163 sur 351 · PISON, CNÉIUS · texte numérisé non relu

PISON, CNÉIUS

vJis' ne t'a point donné d'infidèles avis; Et Pison de retour embrasse encor son fils. Au palais de César, quand le jour luit à peine, Tu conçois aisément l'intérêt qui m'amène, Et pourquoi, sans témoins, je veux t'entretenir Sur la mort de son fils et sur mon avenir. J'ai vil Germanicus expirer en Syrie; Un sort prématuré l'enlève à la patrie : Il ne me traitait plus qu'en soldat révolté, Et nos dissensions n'ont que trop éclaté. J'ai fiii tous les chemins où sa veuve Agrippine A vingt cités en pleurs demandait ma ruine: Sur les mers de Toscane, liiei' avant la nuit.

Page 1