ACTE 11, SCENE
Des saintes hauteurs du Parnasse
L'oracle est parti comme un trait.
Un taureau vieillissant, dans la sombre forêt.
Vaincu, va cacher sa disgrâce.
Ainsi, loin des cités, le coupable aura fui, (cherchant d'un pied furtif un antre solitaire; Mais l'arrêt prononcé dans les flancs de la terre
S'élance et vole autour de lui.
Tirésias d'un parricide
Accuse OEdipe, notre Roi; Nous devons, en silence, attendre avec effroi
Que l'avenir entre eux décide.
Mais d'un prince adoré des enfans de Cadmus Fout révèle à nos yeux l'infaillible innocence: De Polybe, à Corinthe, il reçut la naissance:
A-t-il jailiais connu Laïus ?
Voyant l'avenir sans nuage, Apollon lit au fond du cœur.
Kien n'abuse les Dieux : le devin le plus sage Est homme et sujet à l'erreur.
O ciel! instruit j)ar lui-même,
OEdipe, d'un art suprême, \m d'horribles dangers, nous prêta le secours.
Choisis une autre victime:
Comment soupçonner d'un crimi'
Celui (jui sauva nos jours?