‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 265 sur 351 · OEDIPE, ANTIGONE, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

OEDIPE, ANTIGONE, LE CHOEUR

ANTIGONE

Dans un autre univers OEdipe enfin respire. De la fatalité ne craignez plus l'empire, Mon père : d'un héros les vertueux secours Ont fléchi les destins, qui pesaient sur vos jours. Vous ne rencontrez pas l'avare bienveillance Qu'une plainte importune arrache à l'opulence , Ni ces honteux bienfaits qu'un tyran dédaigneux Accorde à la misère en détournant les yeux ; Mais la tendre pitié , Thospitalité sainte , L'amitié consolante et prévenant la plainte, L'espoir et le sommeil, l'oubli des longs chagrins, Un appui toujours sûr, des cieux toujours sereins.

O toi, qui prolongeais ma pénible existence, Qui me tins lieu de tout, qui fus ma providence, Tu ne seras donc plus mon unique soutien ! J'ai pu trouver un cœur aussi pur que le tien. Et vous. Dieux immortels, dont Thésée est l'image. En essuyant des pleurs il vous rend son hommage. Que ce roi , que son peuple à jamais vous soient chers: Des murs sacrés d'Athène écartez les revers.

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