‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 48 sur 351 · ACTE III, SCENE V. Sq · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V. Sq

Un étranger, couvert d'un humble vêtement,

Veut , loin de tous les yeux , vous parler un moment.

Il vient de m'aborder, lentement, l'œil humide;

Il a quelque secret : l'infortune est timide.

Une longue tristesse et les rides du temps

Ont sillonné son front , couvert de cheveux blancs.

MANDATE.

Un vieillard !

ME M NON

Ses chagrins, qu'avec peine il dévore.

Emeuvent la pitié, que son regard implore. J'ai voulu, mais en vain, pénétrer dans son cœur; C'est à vous qu'il prétend révéler sa douleur, A vous seule; et déjà l'infortuné s'avance. Vous ne tromperez point sa douce confiance. Vous honorez le ciel ; et le bienfait pieux Est le plus pur encens qu'on puisse offrir aux Dieux. Je vous laisse.

( Il sort. )

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