ACTE IV, SCENE I
M'accueille avec dédain d'un sourire homicide.
Moi , j'implore Cambyse ; et , fort d'un tel appiii ,
J'affronte son vainqueur, et marche contre lui.
Nos glaives sont croisés dans l'étroite carrière,
Et font jaillir le feu, le sang et la poussière.
La fortune entre nous a long-temps balancé;
Et, sans l'avoir atteint, je suis deux fois blessé:
Il le voit, jette un cri, croit triompher, s'élance;
Alors mon glaive heureux, poussé par la vengeance.
Du terrible ennemi perçant le bouclier.
Dans son cœur inhumain se plongea tout entier.
Il tomba : fier encore, avide encor de gloire,
Ses regards expirans menaçaient ma victoire;
Il exhala son âme avec de longs sanglots;
Et l'Araxe, en grondant, le roula dans ses flots.
MANDANF.
Je l'entends sans frémir! Quel étrange supplice! Son ascendant m'opprime et me rend sa complice.