SCÈNE PREMIÈRE
MANDANE, MEMNON, mages.
MEMFON.
V^ u o I ! ce jeune Elénor était Cyrus lui-même ! Et du ciel toutefois bravant l'arrêt suprême, Votre père ose encor méditer des forfaits !
MANDANE
Mon père! il ne l'est plus; il ne le fut jamais. Il m'arrache mon fils, et me condamne à vivre! On m'entraînait mourante, et je n'ai pu les suivre: Ce temple est investi : des soldats inhumains A Mandane, à vous-même, ont fermé les chemins. Cyrus est en péril, et sa mère est captive; Il n'entend pas ma voix stérilement plaintive; A son persécuteur il reste abandonné ; Nul ne peut secourir mon fils infortuné.
MEMNON
Harpage est libre encor; mais ce chef intrépide, Sans le pouvoir sacré qui l'inspire et le guide ,