PHILIPPE, ELISABETH, GOMÈS
ÉLISA.BETH
Quel adieu! Qu'a-t-il dit?
La vérité peut-être.
lo/, PHILIPPE 11.
On vient. C'est vous, Gomès, vous que je vois paraître [ Quel motif en ces lieux vous ramène ? Et pourquoi Osez-vous, sans l'infant, vous montrer devant moi? N'ai-je pas à vos soins confié sa jeunesse?
GOMÈS
Sire, des Castillans partagez l'allégresse: J'accompagne Carlos; il est près de ces lieux.
Lui!
GOMÈS
Vous allez revoir l'infant victorieux.
ELISABETH
Victorieux !
L'infant....
GOMÈS
Vers ce palais s'avance.
Entendez-vous l'airain célébrer sa vaillance? Tandis que vos sujets, pressés autour de lui, Du trône et de la foi le proclament l'appui , L'infant paraît lui seul ignorer sa victoire : Modeste sans effort et plus grand que sa gloire, L'infant, de ses exploits méconnaissant le prix, Semble de tant d'honneurs moins touché que surpris. Ainsi nous l'avons vu dans Séville alarmée, Quand son premier regard vous donnait une armée.
ELISABETH
De sa fidélité tous les yeux sont témoins,