‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 89 sur 351 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

d'albe.

Prince, il est pour un roi d'autres calamités: C'est de compter son fils parmi des révoltés.

CARLOS

Moi!

d'albe.

Vous-même.

Eh quoi ! sire, on ose méconnaître...

D'Albe, en ce fils, du moins, respectez votre maître.

( A Carlos. )

Jeune homme, à votre zèle imposez mieux la loi.

Philippe règne encor; ne parlez plus en roi.

Vous , d'Egmont , qui blâmez des lois justes et saintes.

De mes fiers Castillans entendez-vous les plaintes?

Leur conscience intime obéit sans regrets;

Et l'épais habitant de vos sombres marais

Oserait repousser, comme un joug tyrannique.

Un pouvoir révéré des vainqueurs du Mexique;

Un pouvoir qui , du ciel faisant valoir les droits ,

Pèse avec majesté sur la tête des rois!

Devant ces droits divins les vôtres disparaissent;

Sous un culte vainqueur que tous les fronts s'abaissent;

Vos juges sont les miens; je veux les maintenir.

Si Nassau les combat, je saurai l'en punir;

Si son trône est debout, je l'en ferai descendre.

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