‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 3)Chapitre 170 sur 218 · LA REINE-MÈRE, LE CARDINAL DE LORRAINE, LE DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

LA REINE-MÈRE, LE CARDINAL DE LORRAINE, LE DUC DE GUISE

LE CARDINAL

''ou peut venir, Madame , un si prompt changement?

LA REGINE- MERE.

J'ai couru le chercher <lan> son appartement :

L'Hospital en sortait. Mon fils , à mon approche ,

A soudain contre nous exhalé le reproche;

Il s'est plaint de vous-même, et plus encor de moi;

Surtout de THospital il m'a vanté la foi.

« C'est le seul , a-t-il dit , qui ne veut point me nuire.

« Environné d'amis zélés pour me séduire ,

« Mon âme contre eux tous a besoin de s'armer;

« Et je dois craindre enfin ce que je dois aimer.»

A ces mots, l'observant d'un œil tendre et paisible:

«Mon fils, à vos chagrins votre mère est sensible,

« Ai-je dit; et, pour vous, mon ardente amitié

« Va presqu'en ce moment jusques à la pitié.

« De votre Chancelier je connais la prudence;

« Mais ce faste imposant de sa vaine éloquence

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