ACTE V, SCÈNE IV
Pour de nouveaux tourmens vous veillerez sans cesse ; Et , quand la mort viendra frapper votre jeunesse, Vous chercherez partout des yeux consolateurs ; Et vous verrez, non plus vos indignes flatteurs , Mais de vos attentats l'épouvantable image , Mais votre lit de mort entouré de carnage, Vos sujets massacrés s élevant contre vous, Le juge incorruptible enflammé de courroux, La France , applaudissant au trépas de son maître , A vos derniers soupirs commençant à renaître ; Et votre nom royal à l'opprobre livré, Et l'éternel supplice aux médians préparé. Vous gémirez alors : vos plaintes inutiles , Vos remords impuissans, vos souffrances stériles, Vengeront les Français et le Ciel offensé ; Et vous rendrez le sang que vous avez versé.