‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 3)Chapitre 209 sur 218 · I. Voyez la note placée en tête de cette comédie, page · texte numérisé non relu

I. Voyez la note placée en tête de cette comédie, page

ki6 LA CRITIQUE DE CHARLES IX.

DORIMON

Mais avec un peu d'humeur peut-être.

LA VI DAME

Allons, ne le troublons pas dans ses fonctions de juge. Poursuivez, l'Abbé.

Il est inutile de m'étendre sur l'horreur du sujet : Excidat, excidat Ma dies !

LA MARQUISE

Je me prosterne devant votre érudition , monsieur l'Abbé; mais daignez nous expliquer cela.

DORIMON

Périsse cette journée, Madame! et c'est ce que l'auteur lui-même a dit avec plus d'énergie dans sa pièce. C'est une exclamation d'un ancien poète, appliquée depuis long-tems à la Saint-Barthélemi, et qui n'empêchera que l'on n'en parle jusqu'à la fin du monde.

l'abbé.

Oser mettre, sous les yeux des Français, un crime qui sera l'opprobre éternel de la France !

DOBIMON.

Doucement, monsieur l'Abbé : c'est une injustice dont personne encore n'avait été capable, que d'imputer à une nation aussi sensible, aussi généreuse que la nôtre, le crime d'une machiavéliste italienne, et de quelques scélérats de la cour de Charles IX. Ouvrez nos annales , Monsieur, et cessez de calomnier la patrie : vous verrez qu'il n'est pas d'auteur fran-

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