‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 3)Chapitre 47 sur 218 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

D'AMBOISE, seul

Je vais donc le revoir; je vais enfin connaître Jusqu'où tombe un héros quand l'Amour est son maître, Je n'en saurais douter : ils brûlent tous les deux. Les regards d'Azémire étaient pleins de ses feux. Ce superbe palais, ces marbres, ce portique, Tout ce faste imposant du luxe asiatique , A ces murs séducteurs ces chiffres suspendus, Dans un air enflammé ces parfums répandus, De mille voluptés les charmes infidèles t

Plongent l'âme étonnée en des langueurs mortelles..,. Non , tout n'est pas perdu , puisqu'il va m'écouter. Un cœur si jeune encor pouvait-il résister?. Ainsi dans un moment changent les destinées! Ah! d'autres soins jadis ont rempli tes journées, Turenne ! Environné de guerre et de travaux , Au sein de ses amis, de ses nobles* rivaux, Il respirait un air en grands exploits fertile : Ici, dans les douceurs d'un loisir inutile,"

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