CONTE RETOUCHÉ D'APRÈS PASSERAT
IVLars est passé ; voici le premier jour Du mois chéri par la mère d'Amour, Dites, oiseaux de diverse peinture, Sentez- vous pas rajeunir la nature?
Qu'attendez-vous ? recommencez vos chants ; Réjouissez les forêts et les champs.
En récompense, ici rêvant à l'ombre, Je chanterai quelqu'un de votre nombre, Homme autrefois, mais oiseau devenu.
Et de Coucou portant le nom connu.
Ce Coucou fut un bourgeois de Corinthe, Fort ombrageux et sujet à la quinte; Puissant d'amis, de biens, d'écus comptans; Mais de l'hiver plus près que du printems. Il épousa bachelette élégante.
Belle, en sa fleur, fine, accorte et fringante, Et dont l'aspect si bien sut l'enflammer Qu'il l'aima trop, si l'on peut trop aimer. En toute chose il voulait lui complaire ;
Œuvres posthumes. II. 11.