I. Guillaume I^"", dit le Conquérant
HYMNE. 345
Les héros de Zurich et les héros d'Arcole Aux héros qui vous ont vaincus; Ceux que d'une palme immortelle Le Rhin, la Sambre et la Moselle Ont vus couronnés tour à tour; Et ceux qui, des monts helvétiques, Fondaient sur les champs italiques, Et les conquéraient en un jour.
LE CHŒUR
Tremblez, etc.
Tremblez : Napoléon nous guide.
Le succès, le triomphe est écrit dans ses yeux; Les dangers sont pour vous: sa gloire est notre égide;
Son nom seul est victorieux.
Lancé chez vous par la tempête,
Il apparaît à notre tête
Les foudres et l'olive en main;
Et, dans l'Angleterre soumise,
Il signe aux bords de la Tamise
Un traité pour le genre humain.
LE CHOEUR
Tremblez, tremblez, tyrans des ondes.
Faux amis, ennemis pervers; Nous courons venger les deux mondes :
Victoire , et liberté des mers !
J jA connaissez, ma gente pastourelle:
D'un doux regard elle a su me charmer. Savez le prix des doux regards d'Adèle: Évitez-les , vous qui craignez d'aimer.
La gaîté brille en son joli sourire ; L'amour pétrit son minois enchanteur; La volupté sur ses lèvres respire; Sa bouche appelle et promet le bonheur.
Qui croit jouir, dit-on, rêve et sommeille Rêver toujours, voilà mon seul désir.
Rêvant si bien , malheur à qui s'éveille ! Heureux qui dort bercé par le plaisir !
Raison se perd près d'Adèle jolie ; Tendre délire est toujours de saison; Mais je préfère Adèle et sa folie Au triste honneur de garder ma raison.
Et, si son cœur devenait infidèle , Dans mon chagrin je bénirais l'amour :
Fut trop heureux qui fiit aimé d'Adèle , Quand son bonheur n'aurait duré qu'un jour!
-tliER ai vu ma douce amie, Ai vu l'objet que veux chérir:
Sens mal d'amour; c'est pour la vie :
De mal d'amour ne veux guérir.
Douce, naïve, et point légère, Rosette unit pour nous charmer A jolis traits qui savent plaire Sensible cœur qui sait aimer.
Sa voix touchante et son œil tendre Doucement consument les jours :
Qui l'entend veut toujours l'entendre ; Qui la voit veut la voir toujours.
Adieu donc , plaisir d'amourette !
Reste fidèle à mon lien :
Ne puis aimer rien que Rosette ; Et sans Rosette aimer n'est rien.
Sur les Irois Traductions en vers de la Jérusalem délivrée.
Clément, La Harpe et Lormian-Balour,
Vont traduisant le chantre d'Herminie.
Ainsi traduire est pure calomnie:
Leurs vers menteurs l'ont rendu sec et lourd.
Qu'eût fait Paris entre ces trois grands hommes?
Eût-il donné la pomme à l'un des trois?
Non : mais, entre eux ne pouvant faire un choix,
A tous les trois il eût jeté des pommes.