‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 5)Chapitre 128 sur 180 · CHANSON NOUVELLE · texte numérisé non relu

CHANSON NOUVELLE

Belle Requête de Cadet Devaux en faveur du Feu et de la Rort.

NiVOSE AS IX.

Air : Un soir revenait Cadet.

Cadet dit éloquemment

A voix claire et haute :

Tout législateur clément

Compte sans son hôte.

Si le bourreau perd ses droits.

S'il ne rompt plus quelquefois, C'est la faute de vos lois ,

Ce n'est pas ma faute.

Qu'ont fait la roue et le feu

Pour qu'on nous les ôte?

En dépit de Montesquieu ,

Rendez-les sans faute; Grâce à maint barbare écrit, Ce doux plaisir est proscrit:

C'est la faute aux gens d'esprit,

Ce n'est pas ma faute.

I. Voyez i'épigramme sur le même M. Cadet Devaux , lom, ITl des OEucres anciennes, page [^?>'] {Note de l'Éditeur.)

Se croyant législateur,

B'aise Cadet saute; Mais l'oreille du sauteur

Était belle et haute.

Le sénat, qui regardait, Cria : Le méchant baudet!

C'est ta faute , ami Cadet ,

Cadet, c'est ta faute.

SUR M. CH. MAURICE TALEYRAND DE PERIGORD, Ancien évè'(|ue d'Autun, aujourd'hui prince de Kénévent.

An VIII.

Roquette dans son tems, Périgord dans le nôtre, Furent tous deux prélats d'Autun.

Tartufe est le portrait de l'un; Ah! si Molière eût connu l'autre!

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