CHANSON NOUVELLE
Belle Requête de Cadet Devaux en faveur du Feu et de la Rort.
NiVOSE AS IX.
Air : Un soir revenait Cadet.
Cadet dit éloquemment
A voix claire et haute :
Tout législateur clément
Compte sans son hôte.
Si le bourreau perd ses droits.
S'il ne rompt plus quelquefois, C'est la faute de vos lois ,
Ce n'est pas ma faute.
Qu'ont fait la roue et le feu
Pour qu'on nous les ôte?
En dépit de Montesquieu ,
Rendez-les sans faute; Grâce à maint barbare écrit, Ce doux plaisir est proscrit:
C'est la faute aux gens d'esprit,
Ce n'est pas ma faute.
I. Voyez i'épigramme sur le même M. Cadet Devaux , lom, ITl des OEucres anciennes, page [^?>'] {Note de l'Éditeur.)
Se croyant législateur,
B'aise Cadet saute; Mais l'oreille du sauteur
Était belle et haute.
Le sénat, qui regardait, Cria : Le méchant baudet!
C'est ta faute , ami Cadet ,
Cadet, c'est ta faute.
SUR M. CH. MAURICE TALEYRAND DE PERIGORD, Ancien évè'(|ue d'Autun, aujourd'hui prince de Kénévent.
An VIII.
Roquette dans son tems, Périgord dans le nôtre, Furent tous deux prélats d'Autun.
Tartufe est le portrait de l'un; Ah! si Molière eût connu l'autre!