FIN DE LA TABLE DES MATIERES
LITTÉRAIRES. 4o5
potes , l'auteur de Mérope et du Siècle de Louis XIF allait supporter en Prusse, et les dégoûts arbitraires, et, ce qui est pis encore, une admiration que partageaient avec lui l'auteur de Vénus physique ^ et le chantre de Manon ^.
Lisez maintenant les éternels panégyriques du feu roi Louis XV, prince qui méritait des louanges en quelques parties, mais qu'il exalte en toute chose, et beaucoup plus que Pline le jeune n'a jamais exalté le divin Trajan; lisez les vers et les épîtres dédicatoires qu'il adresse tour à tour aux maîtresses de Louis XV. Que ce personnage est peu digne d'un philosophe ! Quel emploi d'encenser un monarque jusque dans ses faiblesses, honteuses et souvent funestes! Ah! sans dégrader à ce point la poésie, que ne les abandonnait-il à la sévérité de l'histoire ? Si des rois révérés longtems après leur règne ont pu connaître ces erreurs, ils sont révérés malgré elles, et non pour elles; et^ sur un pareil article, l'historien le plus flatteur ne témoignerait son admiration que par le silence.
Attentif à tous les mouvemens de la fortune,