‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 5)Chapitre 53 sur 180 · ACTE II, SCENE IV. g · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV. g

Oh! rien n'est plus aisé... Dites-moi qu'en ce lieu, Dès ce soir, vous rendrez...

BRULARD, se levant.

C'est l'impossible. Adieu.

NINON, le retenant.

Non. Vous étiez en train de me tourner la tête. Vous ne voulez donc pas garder votre conquête? Vous qui gardez si bien! Mon futur directeur, Je ne vous croyais pas un si grand séducteur. En effet, déposer une charge importune; Vous confier mon cœur, mon salut, ma fortune; Loin d'un monde pervers trouver le monde en vous: Ce plan rit... et fait rire; il me paraît bien doux. Mais non ; vous nous traitez en dupes que nous sommes. Les hommes sont légers ; les saints plus que les hommes ; Et, si l'on s'avisait de ne vous point haïr, Tout comme un courtisan vous pourriez me trahir; Vous changeriez.

BRULARD

Jamais. Vous me faites injure.

Jamais. A vos genoux souffrez que je le jure. J'en atteste mon cœur, le Ciel, et vos appas.

y4 NINON.

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