ACTE III. i
ODOARD
Je veux mon honneur et ma fille.
CLÉMENTINE
Je veux mon père et ma vertu...
TOUS TROIS, à part.
Ciel ! quel mélange déplorable De désespoir et de fureur!
Non, il n'est rien de comparable Au tourment que souffre mon cœur.
ODOAKD ET CLÉMENTINE.
AIR
ODO ARD
O toi , dont la main caressante Soutenait mes pas chancelaus, Dont la beauté douce et touchante Faisait l'orgueil de mes vieux ans!
Viens presser le sein de ton père; Viens toucher ces cheveux blanchis ; Nous reverrons, mon cœur l'espère.
Celui que j'ai nommé mon fils.
Quand le crime heureux et tranquille Ecrase les vertus en deuil ,
i34 MONTALNO ET VISCONTI. ACTE III.
Il leur reste encor un asile Dans les ténèbres du cercueil.
Nous remporterons la victoire Sur nos coupables ennemis ; O ma fille ! ou meurt avec gloire Lorsque l'on meurt pour son pays.
FINAL