FRAG3IE^T DU P0È3IE DE CARTHON
\J toi, qui luis sur nous, et roules dans les cieux. Rond comme le pavois que portaient nos aïeux 1 D'où vient de tes rayons l'éternelle lumière? Soleil ! Tu viens d'ouvrir ta brillante carrière ; Tes regards ont chassé les astres de la nuit; La lune, pâle et froide, au sein des eaux s'enfuit. Tu puises dans toi seul le mouvement, la vie; Qui peut t'accompagner dans ta course infinie? On voit au haut des monts les chênes ébranlés Tomber; on voit les monts lentement écroulés; L'Océan tour à tour et s'élève et s'abaisse; Et la lune se perd dans les plaines du ciel ; Le seul astre du jour se réjouit sans cesse, Inaltérable et pur en son cours immortel. L'éclair vole; on entend retentir les orages; La foudre gronde au loin dans les airs sillonnés; Et tout à coup. Soleil! enti-'ouvrant les nuages. Tu ris de la tempête et des vents déchaînés. Hélas ! pour Ossian ta lumière est perdue :
AU SOLEIL. 4i5
Tes feux consolateurs n'enchantent plus ma vue, Quand tes cheveux dorés flottent sur l'Orient, Quand ta lumière trem])lc au hord de l'Occident. Un jour peut-être, un jour le poids glacé de l'âge Doit aussi mettre un terme à ton hrillant destin; Et peut-être, endormi dans le sein du nuage. Tu seras insensihle à la voix du matin. Réjouis-toi, Soleil! et brille en ta jeunesse; La saison des vieillards amène la tristesse : C'est l'astre de la nuit dont les pâles rayons Lancent, durant l'hiver, leur lumière incertaine, Lorsque le vent du nord vient fondre sur la plaine, Lorsqu'un brouillard épais enveloppe les monts. Et que le voyageur dans sa course lointaine Tremble, en foulant aux pieds la neige et les glaçons.
4i6 CHANTS IMITÉS D'OSSIAN.
CLONAL ET CRIMORA.
CRIMORA.
V^UEL est celui que mon œil vient de voir? Quel est celui qui descend des montagnes,
Pareil au nuage du soir, Quand les derniers ravons colorent les campagnes?
Quelle est la voix dont les accens Étonnent la forêt calme et silencieuse?
Moins terrible est la voix des vents; La harpe de Caril est moins mélodieuse.
C'est la voix de mon cher Clonal !
Son glaive brille au loin; mais la tristesse sombre Sur le front de Clonal a répandu son ombre. La guerre a-t-elle éteint la race de Fingal?
CLONAL.
Non: sa race est encor vivante; J'ai vu du mont voisin descendre ses guerriers; Et de l'astre du jour la flamme étincelante
Rayonnait sur leurs boucliers.
Du sommet des vertes collines
CLONAL ET CRIMORA. /417
Un long fleuve de feu semble rouler ses flots ; Long-tems sont prolongés dans les forêts voisines
Les cris de nos jeunes héros.
Demain Dargo, dans sa furie,
Contre nous vient tenter le sort; Mais du puissant Fingal la race est aguerrie
Aux. combats, au sang, à la mort.
CRIMORA.
Du fier Dargo j'ai vu les voiles Sur la route des mers s'avancer lentement ; Moins nombreuses sont les étoiles Dans les plaines du firmament.
CLONAL.
Nos glaives brilleront sur la rive étrangère. *
Crimoral viens armer mon bras.
Donne le bouclier de Vinval, de ton père:
Que je vole aux champs des combats.
CRIMORA.
Tiens: son bouclier, sa vaillance, Ont su le rendre illustre, et non le secourir. Il combattit Gormar, et périt sous sa lance:
Peut-être aussi dois-tu périr!
CLONAL.
Je peux tomber, mais non sans gloire; Alors tu dresseras le tombeau d'un amant :
OEuvres anciennes. III. ■* 7 .
4t8 CHANIS imites D'OSSIAN.
Des pierres, des gazons, un simple monument. Sauront conserver ma mémoire.
La lumière du jour est moins belle que toi ;
Le zéphyr du vallon moins tendrement soupire;
C'est pour toi, douce amie! en toi que je respire;
Et cependant je pars! tu vivras loin de moi!
Frappe ton sein charmant si ma valeur succombe; Entonne le chant des douleurs :
Souviens-toi d'élever ma tombe; Souviens-toi d'y verser des pleurs.
Je veux aussi, je veux des armes:
Le bouclier, le glaive et la lance d'acier. Au féroce Dargo reportons les alarmes : Je combattrai moi-même auprès de mon guerrier. Adieu, rochers d'Arven ! adieu, chevreuils sauvages;
Torrens aux bondissantes eaux !
Nous ne reviendrons plus: sur les lointains rivagt^s
Nous allons chercher des tombeaux.
LE
DERNIER HTMNE D'OSSIAN.
11.01] LE tes flots d'azur eu ces rians bocages, Torrent! viens de Lutha visiter les vallons; Penchez-vous , 6 forêts des monts î Du séjour de Toscar ombragez les rivages , Quand le midi brûlant v darde ses ravons.
En inclinant son front, la fleur à peine eclose Dit: « Souffle du printems! permets que je repose: y.(. Ce matin belle encor, le soir va me flétrir. « Ma tête, qui déjà se penche languissante,
« A besoin de se rafraîchir « Dans la rosée humide et caressante
« Dont la nuit vient de me couvrir.
« Le chasseur qui m'a vue en ma beauté naissante.
(c Le chasseur reviendra demain; « Ses yeux me chercheront au sein de la prairie, « Par mon éclat fragile un moment embellie:
« Ses yeux m'v chercheront en vain, d
Ainsi les voyageurs, quand l'aurore vermeille
D'une lueur timide aura semé les eieux,
Près du toit d'Ossian viendront prêter l'oreille
A ses accens harmonieux.
Ossian dormira : leur oreille attentive Ne retrouvera plus ni sa harpe plaintive. Ni sa voix , des héros célébrant les malheurs. « Qu'est devenu celui qui chantait la victoire, « Le fils du grand Fingal, l'héritier de sa gloire? »
Diront-ils en versant des pleurs.
Viens donc, 6 Malvina! que ma tombe isolée Sous tes mains à Lutha s'élève quelque jour; Viens conduire l'aveugle en la douce vallée Où ton père Toscar a fixé son séjour.
Malvina ! les accens de ta voix noble et tendre A mon oreille encor ne sont point parvenus; Tes pas harmonieux ne se font plus entendre; Dans Selma désormais seront-ils inconnus?
LE FILS d'alpin.
Ossian! j'ai vu les collines;
De Toscar j'ai vu le palais; La chasse avait cessé dans les forêts voisines; Les feux n'échauffaient plus la salle des banquets ; Un silence immobile habitait les montagnes. J'ai crié Malvina dans l'épaisseur du bois; J'ai vu, l'arc à la main, ses aimables compagnes Revenir l'œil baissé, sans répondre à ma voix:
Une morne douleur voilait leur front timide. Ainsi des astres de la nuit, Dans les flancs d'un brouillard humide, L'éclat léger s'évanouit
OSSI AN.
Sur les monts , étoile charmante , Tes feux n'ont pas brillé long-tems :
Souvent dans l'onde caressante La lune pâle et décroissante Réfléchit ses rayons tremblans.
Jeune étoile, ainsi ta lumière S'éteignit avec majesté; Mais, en achevant ta carrière, Tu laisses la colline entière Dans le deuil et l'obscurité.
A travers la nuit effrayante,
Les météores menaçans
Font jaillir leur clarté sanglante.
Sur les monts , étoile charmante ,
Tes feux n'ont pas brillé long-tems.
Approche, fils d'Alpin! I^es aquilons mugissent; La tempête s'élève aux accens de ma voix; Les sombres flots du lac frémissent;
Mène l'aveugle au fond des bois.
Ton œil ne voit-il pas un chêne sans feuillage Courber ses longs rameaux penchés sur les vallons? Son tronc noueux, robuste, et vainqueur de l'orage,
Couronne la cime des monts.
Conduis-moi près de lui; muette et détendue, A ses rameaux sèches ma harpe est suspendue; C'est ici : je l'entends; mais ses cordes en deuil Ne rendent qu'un bruit sourd et les sons du cercueil. Est-ce le vent , ma harpe , est-ce une ombre légère Qui forme en te touchant ces lugubres accords ? Oui , de mon fils , d'Oscar c'est l'ombre solitaire : L'amant de JNIalvina vient visiter ces bords!
Le besoin de chanter m'enflamme :
Apporte-moi ma harpe, apporte , fils d'Alpin! Des chants signaleront le Barde à son déclin;
Des chants exhaleront mon âme.
Mes aïeux vont m'entendre en leur palais d'azur ; Je reconnais leur voix, qui déjà m'encourage; Au sommet du Mora je les vois tous assis; Ils m'écoutent, penchés sur le bord du nuage.
Et tendent les bras à leur fils.
Un pin, couvert de mousse et courbé sur les ondes,
Y baigne ses rameaux tremblans ; La fougère, élançant ses feuilles vagabondes,
Se mêle à mes longs cheveux blancs.
Renais, force de mon génie!
Tel qu'un rayon du jour, que la douce harmonie
Dissipe et la tempête et riiumide brouillard; Ossian va chanter: Vents, déployez vos ailes! Portez jusqu'à Fingal, aux voûtes éternelles, Les derniers accens du vieillard.
Le INord ouvre à mes yeux le ciel qui t'environne; Des guerriers, 6 Fingal! tu n'es plus la terreur;
Une vapeur forme ton trône;
Fingal même est une vapeur.
Les yeux, humides des étoiles Percent ton bouclier, semé de faibles voiles.
Et ton glaive à demi brûlant.
Comment a-t-il perdu sa force et sa lumière
Celui qui , durant sa carrière , Au milieu des héros marchait étincelant?
Quelquefois menaçant nos têtes, Promenant ta fureur sur le vent des déserts,
Tu tiens en ta main les tempêtes; Le soleil devant toi pâlit au sein des airs.
Dans les nuages qui s'assemblent
Tu caches cet astre immortel ;
Les descendans des lâches tremblent; Et la pluie en torrens fond des sommets du ciel. Mais, lorsque, t'avançant sur la voûte éthérée, De ton paisible aspect tu réjouis les cieux,
Le zéphyr du matin suit tes pas radieux; Le soleil te sourit dans sa plaine azurée; Le chevreuil bondit; les ruisseaux Serpentent plus brillans dans la verte prairie : Leur onde rafraîchit les jeunes arbrisseaux , Qui balancent leur trte odorante et fleurie.
Qu'entends-je? Quel bruit sourd, sorti du fond des bois.
S'élève, grossit et s'avance?
Sur le mont rayonnant c'est Fingal qui s'élance; C'est lui: j'entends gronder les foudres de sa voix.
a Viens, Ossian! rejoins tes pères; « Les exploits de Fingal sont assez éclatans :
« Tels que des flammes passagères ,
a Nous avons lui quelques instans.
« Dans la plaine où nos mains ont semé l'épouvante
fc Régnent le silence et le deuil ;
« Mais notre gloire, encor vivante,
« Est debout sur notre cercueil.
« Ta harpe a de Selma fait retentir la voûte ; « Ossian s'est chargé de notre souvenir; «Ses chants ont pénétré dans l'immense avenir,
« Et nous en ont frayé la route. »
Attends, Roi des héros! je suis prêt, je le sens: Oui, je vais te rejoindre; oui, je vais disparaître;
Selma dans quelques jours ne va plus reconnaître
Ni ma trace, ni mes accens.
J'aperçois le nuage où doit planer mon ombre; Je vois l'épais brouillard de neige et de glaçons
Qui doit former ma robe sombre,
Quand j'apparaîtrai sur les monts.
Nos descendons, cachés dans la caverne obscure.
Viendront des héros, leurs aïeux, Admirer les grands corps et l'immense stature; Ils pâliront de crainte en regardant les cieux ; Ils verront Ossian marcher sur les nuages : Dans l'abime des airs , abaissés devant moi ,
Ils entendront avec effroi
Rouler à mes pieds les orages.
Le sommeil vient fermer mes yeux appesantis ; Près du roc de Mora je repose ma tête :
Je ne crains plus que la tempête Siffle, le long des bois, dans mes cheveux blanchis. Vents', dont le souffle humide au sein des nuits m'éveille. Vous fuirez mon tombeau paisible et respecté; Vous ne troublerez pas le Barde qui sommeille
Dans la nuit de l'éternité.
Mais , 6 fils de Fingal ! pourquoi donc ce nuage
Qui couvre ton àme de deuil ?
Tout naît, croît et finit; la terre est un passage; Des antiques héros la gloire est au C€rcueil;
La mort parcourt le monde en déployant ses ailes. Ils passeront aussi les fils de l'avenir ! Remplacés par leurs fils, à des races nouvelles Ils légueront à peine un léger souvenir.
Les générations fécondes
Se succéderont à jamais,
Comme les flots des mers profondes
Ou les feuilles de nos forêts.
Ryno! j'ai vu pâlir ta beauté mâle et fîère; Le tems, mon cher Oscar! a fait ployer ton bras; J'ai vu du grand Fingal s'éclipser la lumière; Son palais a perdu l'empreinte de ses pas. Et toi. Chef des guerriers! toi. Chantre de la guerre! Mêlant à tes accords de stériles sanglots. Vieux Barde! tu vivrais oublié sur la terre.
Aujourd'hui veuve des héros!
Non : cédant au commun naufrage , Ossian doit passer ; sa gloire restera :
De peuple en peuple, d'âge en âge.
Le nom d'Ossian grandira.
Sur les bois de Morven ainsi levant la tête, Contemporain du monde, un chêne ambitieux Oppose son front large aux coups de la tempête,
Et rit des vents séditieux.
HOMMAGE
A UNE BELLE ACTION
PRÉFACE
J^E fait dont il est question dans cet opuscule a déjà plus de six mois ; mais on ne Fa fait connaître que depuis fort peu de jours. Voici comme il est raconté dans la Gazette de France, du mardi 5 décembre dernier. D'autres journaux, le Publiciste , entre autres, et le Journal de Paris, l'ont rapporté dans les mêmes termes. « On puce blie le trait suivant : M. François Rémi l'aîné , «âgé de quarante -trois ans, natif de Metz, emff ployé à l'hôpital militaire français à Neubourg, « et présentement -dans la même qualité à « Cinnstadt, vit arriver, le 27 avril dernier, à «huit heures du soir, sur le Danube, un bàti- « ment à bord duquel se trouvaient quarante-deux «soldats grièvement blessés, et dont plusieurs « avaient des membres amputés. Mais le Danube « avait grossi considérablement ; la nuit était obs- «ciu-e; et aucun infirmier n'osait se hasarder « d'aller à bord du bâtiment, qui se tenait éloi- « gné du rivage. Cependant on entendait les cris « et les lamentations des malades , exposés à l'in-
43o PRÉFACE.
« jure du tems. Le cœur de Rémi en fut ému : «sans considérer la profondeur de la rivière, et « « sans égard au danger qu'il courait, il se désha- « bille , se jette dans l'eau , nage vers la barque , « se charge d'un de ces malheureux , et le dépose « sur le rivage ; retourne et rapporte un second , « et ne cesse d'aller et venir jusqu'à ce que les « quarante - deux fussent à terre : il était alors « onze heures du soir. »
Ce trait, supérieur à celui qui rendit autrefois Boussard célèbre, n'a produit cependant qu'une sensation légère. La Fille Mendiante , Valtherle-Cruel, M. Asinard, et d'autres nouveautés non moins admirables, quoique données sur les grands théâtres , fixaient ajuste titre l'attention publique. Tout cela soutient sans doute avec beaucoup d'éclat l'honneur de la littérature française; pardon, si l'on a cru devoir célébrer de préférence le courage et l'humanité; mais, quand les gens occupés remarquent uniquement ces beaux ouvrages, il faut bien qu'un oisif prenne un peu carde aux belles actions.
HOMMAGE
A UNE BELLE ACTION
\iuEL est ce Rémi généreux
Qui, s'armant d'un courage heureux,
Arrache au Danube en furie
Quarante-deux vaillans soldats ,
Blessés au milieu des combats
Qu'ont vus les plaines de Hongrie?
11 fut un Rémi qui jadis
Dans la Champagne, non Pouilleuse,
Reçut l'ampoule merveilleuse.
Dont il oignit, dit-on, Clovis;
Mais j'ai dévotion plus grande
Au Rémi du pays Messin,
N'en déplaise au dévot essaim
Des amateurs de la Légende.
Au paradis des vrais croyans ,
Sous les clefs de Pierre l'apotre.
Il est juste de laisser l'autre;
Par des écrits reconnaissans
432 HOMMAGE
Il convient de placer le nôtre Au paradis des bienfaisans: Doux et paisible sanctuaire, Qu'ouvrit dans le siècle dernier L'excellent abbé de Saint-Pierre, Digne d'en être le portier.
Aux sons de la trompette épique
Si je pouvais unir ma voix ,
Je célébrerais les exploits
De ce conquérant héroïque
Qui, du Bétis à la Baltique,
Fait, protège ou punit les rois:
J'oserais crayonner l'histoire
Du chef éminent des Français,
Tous ces prodigieux succès
Qu'on voit, et qu'on a peine à croire:
Et je peindrais son char de gloire.
Que, par élans précipités.
Au sein des royales cités
Font voler Mars et la Victoire ;
Des peuples dont il est l'appui
J'annoncerais les destinées ;
Des généraux vainqueurs sous lui
Je dirais les nobles journées ;
Et quelquefois je gémirais.
En voyant du Danube à l'Ebre
Le laurier voisin du cvprès;
A UNE BELLE ACTION. 433
Mais c'est par une mort célèbre Que s'immortalise un guerrier :
Au milieu du champ meurtrier, Autour de la pierre funèbre, S'élève et grandit le laurier.
Cessons des efforts Inutiles; Trêve à d'ambitieux discours ; Il faut un Homère aux Achilles; Et l'Alexandre de nos jours N'a trouvé que trop de Chériles.
Dans notre médiocrité, Un assez bel emploi nous reste:
Par un hommage mérité.
De son injuste obscurité Consolons la vertu modeste.
Voulons-nous louer à propos ?
Louons des mortels estimables :
Celui qui sauve ses semblables Est au premier rang des héros.
Vous, dont l'orgueilleuse faiblesse Hors des titres ne voit plus rien , Si le nom de Rémi vous blesse, Un beau trait lui sert de soutien ; C'est le nom d'un homme de bien :
Il a ses titres de noblesse.
Les fiers enfans tie Romulus Auraient dans leur place publique
OF.uvips anciennes. III. 20
434 HOMMAGE A UNE BELLE ACTION Posé la couronne civique Sur le front de Remigius; Et, pour des nations sensées, Quelques vertus récompensées Valent bien les romans nouveaux, Les opéras à grands chevaux, Les lamentables comédies , Les pitoyables tragédies.
Intarissables rapsodies.
Qu'attendent les prix décennaux.
.Jf