‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur ChénierChapitre 20 sur 140 · ÉPITRE AU ROI · texte numérisé non relu

ÉPITRE AU ROI

Un ministre chéri que la justice aiiiiiie '; Citoyens tous les deux , dont les travaux constans Nous ont rendu nos droits usurpés si long-temps; Une auguste assemblée où la vertu préside , Où du peuple Français la majesté réside; Et dans ce peuple enfin trois peuples confondus, Oubliant de vains droits vainement défendus; Nos ennemis vaincus ; nos villes alarmées Aux infâmes complots opposant des armées; J.es citoyens quittant l'ombre de leurs foyers , Et sous les étendards se mêlant aux guerriers; A leurs vaillans efforts la Rastille soumise; Sur ses créneaux sanglans la liberté conquise; Du sage Washington le vertueux rival ' , Son élève autrefois , maintenant son égal ; L'équité la plus pure, à la candeur unie, D'un maire philosophe^ honorant le génie: Et dans la France entière un peuple fortuné , Au seul nom de la cour autrefois consterné. Rallié désormais au nom de la patrie.

Illustre par les mœurs , et grand par l'industrie , Révérant, chérissant les vertus de son roi, Jjibre sous son empire, et soumis à la loi.

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