I.' A KO X Y ME
Vous qui sifflez, comme aussi l'avenir, Qui par écho me sifflera peut-être.
S'il a pourtant l'honneur de me connaître. Si Faribol sur les pas de Cotin
iSu VARIANTES.
Peut voyager en pays si lointain.
Point de quartier; mes plaintes sont fondées.
D'autres feront provisions d'idées;
Dieu soit loué! dans ce noble métier,
Je n'ai besoin que d'encre et de papier.
LE PUBLIC
C'est fort bien dit. Mais, crois-moi, fais encore
Provision de beaucoup d'ellébore.
Tu ris? Bientôt, je l'en veux avertir,
Tu pleureras, si tu ne peux rougir.
« Je hais l'attaque, et j'aime la défense i ;
« Mais épouser la commune vengeance;
«Mais écraser un reptile odieux,
« Un vil serpent, qui, fuyant tous les yeux ,
■< Mélange affreux de rage et de faiblesse
« Sous les buissons se glisse avec souplesse ,
« Sifflant sans cesse et sans cesse irrité ,
« Lance au hasard un venin détesté ;
" Mais à plaisir , sur la terre infectée ,
•< Fouler aux pieds sa tète ensanglantée :
•< C'est au courage allier un bon cœur;
« C'est du public être le bienfaiteur. »
Déjà certains de ma reconnaissance,
Tes vrais amis vont rompre le silence ;
Tu peux compter qu'un immortel affront
Sera gravé sur l'airain de ton front ;
C'est pour ton bien ; et dans peu, je te jure,
On guérira ta cervelle très-dure ;
Et tu diras , mon enfant , mais trop tard :
« Quand on veut nuire , etc. etc.
I. Ces doaze vers figurent en tète du dialogue, sous la forme d'épi graphe.