‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur ChénierChapitre 38 sur 140 · I.' A KO X Y ME · texte numérisé non relu

I.' A KO X Y ME

Vous qui sifflez, comme aussi l'avenir, Qui par écho me sifflera peut-être.

S'il a pourtant l'honneur de me connaître. Si Faribol sur les pas de Cotin

iSu VARIANTES.

Peut voyager en pays si lointain.

Point de quartier; mes plaintes sont fondées.

D'autres feront provisions d'idées;

Dieu soit loué! dans ce noble métier,

Je n'ai besoin que d'encre et de papier.

LE PUBLIC

C'est fort bien dit. Mais, crois-moi, fais encore

Provision de beaucoup d'ellébore.

Tu ris? Bientôt, je l'en veux avertir,

Tu pleureras, si tu ne peux rougir.

« Je hais l'attaque, et j'aime la défense i ;

« Mais épouser la commune vengeance;

«Mais écraser un reptile odieux,

« Un vil serpent, qui, fuyant tous les yeux ,

■< Mélange affreux de rage et de faiblesse

« Sous les buissons se glisse avec souplesse ,

« Sifflant sans cesse et sans cesse irrité ,

« Lance au hasard un venin détesté ;

" Mais à plaisir , sur la terre infectée ,

•< Fouler aux pieds sa tète ensanglantée :

•< C'est au courage allier un bon cœur;

« C'est du public être le bienfaiteur. »

Déjà certains de ma reconnaissance,

Tes vrais amis vont rompre le silence ;

Tu peux compter qu'un immortel affront

Sera gravé sur l'airain de ton front ;

C'est pour ton bien ; et dans peu, je te jure,

On guérira ta cervelle très-dure ;

Et tu diras , mon enfant , mais trop tard :

« Quand on veut nuire , etc. etc.

I. Ces doaze vers figurent en tète du dialogue, sous la forme d'épi graphe.

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