I . Guillaume , dit le Conquérant
LA MORT
DU COLONEL MIURON ,
TUÉ \ LA BATAILLE DAP.COIE.
Arcole! en tes vallons fameux par nos guerriers fves larmes du vainqueur ont mouillé ses lauriers. Tu vis de cent héros moissonner la vaillance, Qu'à l'Italie encor redemande la France. Là, plus d'un grand destin en naissant immolé, Plus d'un nom que la gloire eût un jour révélé, Expira dans l'oubli sous la tombe jalouse; Mais du jeune Muiron, mais de sa tendre épouse, Ma lyre veut du moins consacrer les malheurs ; Et l'avenir ému leur donnera des pleurs.
Dans le camp des Français , leurs jeunes destinées Au milieu des périls s'écoulaient fortunées; Un fils, depuis six mois, souriait à leurs vœux; Et du premier amour ils s'aimaient tous les deux. La veille du combat, loin du fracas des armes,