THE COUNTRY CHURCH-YARD
The breezy call of incense-breathing moin,
The swallow twitterhig from the stra^v-built shed,
The cock's shrill clarioii, or the eclioing horii, No more shall rouse them from their lowly bed.
For them no more the blazijig hearth shall bum, Or busy house^vife plv her evening care :
No children run to lisp their sire' s return, Or climb his knees the envied kiss to share.
Oft did the harvest to their sickle yield ,
Their harrow oft the stubborn glèbe has broke :
How jocund did thev drive their team afield!
Howbow'dthe woods beneath their sturdy stroke!
Let not ambition mock their useful toil, Their homely joys, and destiny obscure;
Nor grandeur hear ^ith a disdainful smile The short and simple annals of the poor.
The boast of heraldry, the pomp of power.
And ail that beauty, ail that wealth e'er gave,
A\vait alike the', inévitable hour,
The paths of glory lead but to the grave.
Nor you, ye Proud, impute to thèse the fault, If INIemory o' er their tomb no trophies raise ,
Where through the long-drawn aisle and fretted vault The pealing anthem swells the notes of praise.
LE CIMETIÈRE DE CAMPAGNE. 201 Rien ne peut les troubler clans leur couche dernière : Ni le clairon du coq annonçant la lumière; Ni du cor matinal l'appel accoutumé; Ni la voix du printems au souffle parfumé. Des enfans, réunis dans les bras de leur mère, Ne partageront plus sur les genoux d'un père Le baiser du retour, objet de leur désir; Et le soir, au banquet, la coupe du plaisir N'ira plus à la ronde égayer la famille.
Que de fois la moisson fatigua leur faucille! Que de sillons traça leur soc laborieux! Comme au sein des travaux leurs chants étaient joyeux, Quand la forêt tombait sous les lourdes cognées! Que leurs tombes du moins ne soient pas dédaignées; Que l'heureux fils du sort, déposant sa grandeur. Des simples villageois respecte la candeur; Que le sourire altier sur ses lèvres expire. Riens, dignités, crédit, beauté, valeur, empire : Tout vient dans le lieu sombre abymer son orgueil. O gloire! ton sentier ne conduit qu'au cercueil!
Us n'obtinrent jamais, sous les voûtes sacrées, Des éloges menteurs, des larmes figurées; Les ministres du Ciel ne leur vendirent pas Le faste du néant, les hymnes du trépas;