‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur ChénierChapitre 68 sur 140 · A M. L'ABBÉ GEOFFROI · texte numérisé non relu

A M. L'ABBÉ GEOFFROI

Bergerac, le 24 juin, l'an de grâce 1802.

A QUOI pensez-vous, M. l'abbé? Je suis croyant tout comme vous , mais vous ne m'avez pas compris, et vous me faites sérieusement la guerre. Vous n'avez pas imité l'esprit et la grâce du léger Villeterque , dans le Journal de Paris. Cet ingénieux critique me trouve bon homme; il m'accorde une simplicité bien simple; il parle de certains personnages que je vénère, et prétend que ma gaieté est morte née. Je ne hii reprocherai pas d'être simple : autant vaudrait en accuser le marquis de Mascarille; mais on peut dédaigner la simplicité, quand on est plaisant, et quand on aime le beau français.

Pour vous, mon cher abbé, vous avez tort de prodiguer les accès d'une sainte colère , que le public ne partage pas. Il a pris la mauvaise habitude de rire à vos dépens; et soyez sur que votre

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