‹ Offenbach en Amérique [microforme]Chapitre 20 sur 69 · DEA · texte numérisé non relu

DEA

ke puyez sur le premier, et un commissionnaire É met de Lin i} apparaît pour prendre vos ordres. Vous touchez } uuerre

h le second, un policeman se présente à votre élections ï porte et vient se mettre à votre disposition. Le k toute heur troisième bouton vous permet enfin de donner | tous pays,

l'alarme en cas d'incendie et d'amener en . fait fortu

quelques instants autour de votre maison une h Si les i

brigade de pompiers. N ment prat

Ce n'est pas tout. D nisée d'u

Outre ces trois boutons, vous pouvez encore, : Les Ai

st bon vous semble, avoir dans votre cabinet de

nel ComI

rande

bitant de la Pr vices tons ?

e dans

us appnnaire ouchez \ votre on. Le donner ner en

son une

encore,

binet de

travail ce qui se trouve dans tous les hôtels, dans les cafés, dans les restaurants, voire même chez les débitants de boissons et de tabac, c'està-dire le télégraphe. Quand vous en manifestez le désir, on installe chez vous un petit appareil qui fonctionne du matin au soir el du soir au matin et qui vous donne toutes les nouvelles des deux mondes. Un ruban de papier continu se déroulant dans un panier d’osier vous permet de lire les dernières dépêches de Paris, de la vuerre en Orient aussi bien que celles des élections de Cincinnati et de Saint-Louis. A toute heure vous avez la hausse et la baisse de tous pays, vous savez à la minute si vous avez lait fortune ou si vous avez sauté.

Si les intérieurs new-yorkois sont extrêmement pratiques, la ville elle-même est organisée d’une facon merveilleuse.

Les Américains n'ont pas l'habitude de don-

ner comme nous à leurs rues les noms des per-

38 OFFENBACIL EN AMERIQUE sonnages qui gouvernent ni de changer ces dénominations toutes les fois qu'un gouverne. ment disparait. Notre usage serait trop peu commode pour cette République qui change de président tous les quatre ans. Au bout de vingt ans une rue aurait porté plus de noms quele plusnommé de tous les hidalgosde Castille. Pour éviter les inconvénients qu'entraincrait notre système, les Américains ont préféré désigner leurs rues et leurs avenues par des numéros. Première avenue; deuxième avenue. Cela n'a rien de politique et ne change jamais.

Dans les squares, qui sont magnifiques, on voit très-peu de statues. Washington en a une. assez modeste.

Quel contraste avec la France où tout Île monde est plus ou moins sculpté dans le marbre ou coulé en bronze, ce qui fait que notre

pays commence à ressembler à un immense

musée Belle-J Pass l’antiq tère el puisqu statues ger un à ces beaucoi De

Square

arbres,

des pet

feuilles d'Euro; l’objet

protège

pecte cd

La pl

ger ces

ouvernerop peu

change bout de e noms Castille.

ntrainepréféré par des

ne ave-

change

ques, on

n à une.

tout le : marbre 1e notre

immense

F' fe Fe

musée d'hommes en redingotes, le musée de la Belle-Jardinière!

Passe encore pour les dieux et les déesses de l'antiquité; eux au moins ont un certain caractère et ne manquent pas de fantaisie; mais puisque nous voulons à toute force avoir des statues femmes, ne serait-il pas temps de négliger un peu les messieurs et de penser un peu plus à ces dames dont les toilettes se prêteraent beaucoup mieux que les nôtres à l’art plastique.

De ma fenêtre, je découvre, dans Madison Square, un détail curieux et charmant. Dans les arbres, sur les branches supérieures, on a placé des petites maisonnettes à demi cachées sous les feuilles. C’est pour loger les moineaux apportés d'Europe. Les petits oiseaux dépaysés sont l’objet d’attentions de toute sorte. La loi les protège. Il est défendu d'y toucher. On les respecte comme les pigeons de Saint-Marc.

La plupart des rues sont littéralement abîmées

40 OFFENBACH EN AMÉRIQUE par les rails qui les traversent en tous sens. Ce réseau de fer marque l'itinéraire des tramways auxquels on donne ici le nom de cars.

Le car américain ne ressemble en rien à nos voitures parisiennes, ni même aux omnibus que les Parisiens appellent américains. D'abord le nombre des voyageurs n’est pas limité. Tous les siéges de la voiture ont beau être occupés, il \ a toujours de la place. Les derniers venus se tiennent debout, accrochés à deS courroies qui pendent dans l'intérieur du véhicule. Ils s’entassent sur la plate-forme. [ls se hissent sur le dos du conducteur au besoin. Tant qu'il y a une saillie libre, un genou vacant, un marchepied inoccupé, le conducteur n'annonce pas que la voiture est complète. Un car qui n'est construit que pour vingt-quatre personnes, arrive à en transporter trois fois autant d’un bout de la ville à l’autre et pour la modique somme de

cinq cents.

J'ai rues. L le moye sont fai daptent sorte, il attelage.

pour pr des com]

Quelq derrière

déranger

bien vit(

vent. Le

plaindre passé.

Les 0

n'ont pal Le vova;

unie. san

s, Ce

Ways

à nos IS que rd Île us les s, Il \ nus se es qui s Ss’ensur le jaune hepied que la nstruil ea en it de la

ime de

J'ai parlé des nombreux rails qui zèbrent les rues. Les Américains qui sont malins, ont trouvé le moyen de les utiliser pour leur compte. Ils se sont fait faire des voitures dont les roues s’adaptent exactement aux rainures du rail. De la sorte, ils vont plus vile et fatiguent moins leur attelage, Ils ne quittent guère la voie ferrée que pour prendre le devant sur les lourds véhicules des compagnies.

Quelquefois les cars arrivent à toute vitesse derrière eux avant qu'ils n’aient le temps de se déranger. Mais une bousculade de ce genre est bien vite réparée. Les chevaux abattus se relèvent. Le cocher se recale sur son siége sans se plaindre et se remet sur les rails aussitôt Le car passé.

Les omnibus qui ne vont pas sur des rails n'ont pas de conducteur pour recevoir l'argent. Le voyageur paie lui-même sa place à la compa-

unie. sans se servir d'intermédiaire, En montant.

RD EL ST ENS RE EN CR er

42 OFFENBACH EN AMÉRIQUE il met dans une petite boîte placée à cet effet le prix de son parcours.

Je demandai à un Américain si la compagnie ne perdait pas beaucoup d'argent avec ce système.

— Cela lui coùûterait plus cher, me réponditil d'entretenir un conducteur et quelqu'un pour le surveiller. Elle perd moins à s'en rapporter à l'honnêteté de ses clients.

Le côté pratique des Américains se trahit dans les plus petits détails, la petite boîte caissière dont je viens de parler a deux usages. Dans la journée, elle perçoit les cents. Le soir, elle s’illumine et devient lanterne.

Je n'ai pas fini avec les voitures. La plupart sont surmontées de gigantesques parasols qui servent à deux fins, d’abord à garantir le cocher de la chaleur qui est terrible, ensuite à inscrire des annonces. On m'a assuré que tous les huit

jours ce parasol monstre était changé aux

frais de Le suc minute, est tout :

caines. T mes et l ont, ma place à u Elles son bien entr est dur t pour fan cheval. C dollars. S Si VOUS d'avance tral Par dollars, t de deux

Si le g

ffet le

pagnie

e Sys-

onditpour

Dporter

it dans issière ans la

Ile s’il-

plupart ols qui cocher inscrire es huit

é aux

frais de celui qui bénélticiait de la réclame.

Le succès des cars, qui passent de minute en minute, est considérable. Ce genre de locomotion est tout à fait entré dans les habitudes américaines. Tout le monde s’en sert, même les femmes et les hommes les plus distinguës. Et ils ont, ma foi, bien raison, car les voitures de place à un ou deux chevaux, sont hors de prix. Elles sont confortables, c'est évident; elles sont bien entretenues. cela est encore vrai; mais il est dur néanmoins de payer un dollar et demi pour faire une course dans une voiture à un cheval. Celles qui ont deux chevaux coûtent deux dollars. Sept francs cinquante et dix francs! Et si vous avez le malheur de ne pas fixer le prix d'avance, pour une simple promenade au Central Park, on exigera que vous donniez sept

dollars, trente-cinq f

Pr

anes pour une promenade de deux heures!

Si le grand nombre de cars et d’omnibus qui

circulent dans les rues de New-York offre $ |

ti à auct | d'incontestables avantages, 1l présente des è e F dangers sérieux pour les piétons. Aussi a-t-on ei : | établi, aux endroits les plus passants, des tra- A k versées en dailes. Un policeman est spéciale- * ment chargé de veiller sur ce point à ce que 4 | les passants ne soient pas écrasés. [ faut le voir : F s'acquitter de sa besogne, prendre très-paternel-

lement par la main une dame et un enfant, et les conduire du côté opposé de la rue en arrê-

tant toutes les voitures sur le passage. Cette

précaution est très-goûtée par les Américaines

qui font des détours considérables pour se faire

piloter par l'agent de la force publique.

On m'a expliqué que, si on avait le bonheur

de se faire écraser sur les dalles de traversée.

on aurait droit à une forte indemnité, mais que si

par malheur cette aventure vous arrivait au

moment où vous êtes sur le pavé, même tout à

côté des dalles, non-seulement vous n’auriez droit

offre

te des

a-t-on

les traéciale-

ce que le voir

ternel-

fant, el n arré- . Cette ricaines

se faire

jonheur versée, is que $i vait au

à tout à

1ez droit

LA MAISON, LA RUE, LES CARS 15 à aucune indemnité mais encore le propriétaire de la voiture pourrait exiger de vous des domma-

wes-intérêts pour l'avoir retardé dans sa marche,

Un de York à ouverts.

Les p mirable

même n

phithéà

superpo d'eux :

qualre loges so

on Îles

Un de nes premiers soins en arrivant à New-

York a été de parcourir les théâtres encore

ce ‘

ouverts.

Les principaux théâtres de la ville sont &dmirablement bien installés. Tous bâtis sur le même modèle, ils ont la forme d’un vaste amphithéâtre, offrant une longue suite de gradins superposés. Il n’y à que huit loges dans chacun d'eux : quatre loges d’avant-scène à droite, quatre loges d'avant-seène à gauche. Encore ces loges sont-elles délaissées. La plupart du temps.

on lestrouve vides, même quand le reste de la

salle est comble. La meilleure société préfère

les fauteuils d'orchestre et de première galerie,

Comme il v a très-peu de directeurs avant

une situation fixe, les théâtres sont loués

pour une saison, pour un mois et même pour

une semaine.

Un directeur a le droit de faire trois ou

quatre fois faillite; il n'est pas déconsidéré pour

si peu. Plus il fait de plongeons, plus il revient

sur l'eau.

On m'a montré un directeur honoré de six

ou sept faillites en me disant :

— [est joliment habile celui-là. L'hiver pro-

chain, 1l produira une troupe superbe.

— Mais comment fait-il pour trouver de l'ar-

gent? demandai-je.

— Ce sont les personnes à qui il doit qui lui

en prêtent dans l'espoir quail fera de bonnes

affaires un jour et qu’elles retrouveront tout

ce qu'elles ont perdu.

L'Aca joue le £ qu'en h soixante vogue Puis Str n'a pas étourdis:

Les pc

ont été

Lucca, d A Boo médie où qui loue par un :

M. Res belle, Fait | scène l’À

Lrice ane

éfère lerie.

avant loués

pour

1S ou

pour

vient

le six

lpro-

e l’ar-

ui lui

onnes

{out

L'Académie de musique est le théâtre où l’on joue le grand opéra. Je n'ai pu le voir, parce qu'en huit mois, il n'a joué que pendant soixante jours. Ïl à eu quatre semaines de vogue quand Tietgens à paru dans la Norma.

Pais Strakoch est arrivé avec la Bellocca qui n'a pas eu grand succès, malgré les réclames étourdissantes qui l'avaient précédée.

Les périodes les plus brillantes de ce théâtre ont été celles du passage de Nillsson, de la Lucca, de Morel, de Capoui et de Camposini.

A Booth's theater, on joue la tragédie, la comédie ou l'opéra, selon la fantaisie du directeur qui loue la salle. Jr at vu représenter Henri V par un artiste quine manque pas de mérite, M. Regnold. La mise en scène était trèsbelle,

Fait jours après, on donnait sur la même

Page 1