‹ Offenbach en Amérique [microforme]Chapitre 40 sur 69 · VAT · texte numérisé non relu

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LA PRESSE AMÉRICAINE 145 L’A dvertiser Evening Telegram. Celui-là se distingue des autres en ce qu’il paraît à jet continu. Il est toujours en composition, toujours sous presse, toujours en vente. Aussitôt qu’une nouvelle arrive, on tire bien vite uneédition.Or, comme il arrive des nouvelles toute la journée... C'est le New-York Herald qui publie cette feuille volante. | Parmi les journaux étrangers publiés à New:

York, il faut mentionner le Courrier des États- Unis. Quarante ans d'existence. Il doit sa prospérité première à M. Frédéric Gaillardet, qui le vendit à M. Charles Lasalle. M. Lasalle en estencore le propriétaire ;il s’est associé son gendre, M. Léon Meunier, rédacteur en chef actuel. Le Courrier des Etats-Unis est rédige avec soin. C’est un journal estimé. Critique, M. Charles Villa.

Le Messager franco-américain, journal quoti-

dien, existant depuis une dizaine d'années, y

146 OFFENBACH EN AMÉRIQUE ultra-républicain. Proprittaire M. de Mavil.

rédacteur en chef, M. Louis Cortambert.

Le Staats-Zeitung, rédigé en allemand, Nirecteur : M. Oswald Ollendorf, homme politique et littérateur autrichien, résidant depuis vingt. cinq ans en Amérique. Ce Journal très-complet et très-bien écrit a une grande influence sur la politique locale. Il occupe, en face du Times, une superbe maison que M. Ollendorf à fait construire. Tirage approximatif : 25 à 30,000.

Le Staats-Zeitung fut fondé il y a quelque trente ans par madame Uhl, une femme d’une rare énergie. Les débuts furent un peu rudes. Comme Bennett père, dans les commencements du journal, ce fut souvent la directrice ellemême qui le servit à ses abonnés.

En dehors de ces journaux, il faut citer la Presse associée qui répond à notre Agence- Havas, et les associations de reporters.

Ces derniers méritent bien une mention spé-

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ciale. Ces messieurs, au nombre de quarante environ pour chaque journal, s'associent pour envoyer les comptes-rendus d'accidents, de crimes, etc. Ils attendent au quartier général de la police relié à toutes les stations par le télégraphe qu'on les prévienne d'un événement pour se transporter sur les lieux sans délai. Deux ou trois d’entre eux se chargent des tribunaux civils. Une quinzaine se réunissent matin et soir au bureau du journal et sont expédiés dans des différents quartiers de la ville par le secrêtaire de la rédaction. [ls savent tous la photographie et sont experts en télégraphie.

A l’aide d'unappareiltélégraphique ils peuvent rendre compte d'un événement qui s’est passé à mille lieues de distance, de telle façon qu’arrivé la veille, le journal ait cinq ou six colonnes en petits caractères, le lendemain matin, sur le speech, le crime ou l'accident auxquels ils ont

assisté.

Jusqu'à présent j'ai beaucoup parlé des choses

et des mœurs américaines. Quand j'ai eu à

mettre en scène un personnage, je me suis le

plus souvent servi d'une désignation imperson-

nelle. J'aidit que j'avais vu à tel endroit « un

original, » à tel autre « une jolie femme ». Pour

donner à mes lecteurs une idée plus complète et

plus exacte des Américains, je vais essayer d’es-

quisser quelques portraits à la plume.

Je souhaite que cette galerie contemporaine

procure à ceux qui liront ce livre autant de

plaisir que j'en ai eu à fréquenter et à voir les

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150 OFFENBACU EN AMERIQUE

personnages qui composeront ma Série de mé-

daillons.

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