Priocella glacialoides (Smith
Procellaria glacialoides Smith, ZU. Zool. S.Afr., Aves, p. 51(1840); Gould, B. Austr., VIT, PI. XLVIIT (1848) ; Buller, 2. N. Zeal., p. 301 (1873); Moseley, Notes nat. « Challenger », p. 134 (1879, Tristan da Cunha).
Thalassæca glacialoides Coues, Proc. Nat. Se. Philad. (1866), p. 393; Giglioli, Faun. Vert., Océano, p. 47 (1870); Salvin, P. Z. S., 1878 (barrière de glace, Feb); Moseley, Votes Nat. « Challenger», p.253 (1879, bords du pack-ice) ; Buller, B. W. Zeal., 2% ed., IT, p. 228 (1888); Bernacchi, S. Polar Regions, p. 315 (1901); Saunders, Ant. Manual, p. 230, 236 (1901).
Thalassæca tenuirostris Sharpe, Phil. Trans., GLXII (vol. suppl.), p. 123 (1879, Kerguelen).
Priocella glacialoides Baird, Brewerand Ridgwav, Water Birds N. Amer., I, p. 37% (1884); Salvin, Cat. B. Brit. Mus., XXN, p. 393 (1896); Sharpe, Jand-list B., 1, p°122.(1899).
Tagalassoica glacialoides Borchgrevink, First on Antarctie Cont., p. 65, 66 (1901).
Thalassæca glacialoides B. Sharpe, ep. « Southern Cross » (1902), p. 144; Andersson, loc. cit. (1905), p. 43 ; Clarke, Zdis (1906), p. 170.
N° 124, 125, 126, 127. 4 Œ', pris à la ligne le 20 février 1905, au L0
large de l'archipel de Palmer, par 64° 40" latitude sud.
Un jeune sans numéro el sans renseignements.
Ce Fulmar vit aussi bien dans les régions subantarcliques que dans les régions circumpolaires. Ainsi Andersson l’a aperçu le 8 novembre par 57°14' de latitude sud, au nord de la Terre de Feu, au sud de Ja Géorgie; le 13 avril par 52°55', et même au retour de l'Expédition, le 20 juin, par 50° 40 de latitude sud. Sôrling le vit à quelque distance de la côte de la Géorgie et parfois dans la baie Cumberland. Un spécimen fut même tué à Boiler-Harbour vers la mi-septembre. Andersson l’a signalé aussi sur le pack-ice, à l’est de la Terre Louis-Philippe, le 3 juin 1902 et au nord des Shetland du sud.
Il parait avoir été moins fréquent dans les parages de l'ile Booth-
Fa
OISEAUX. 55 Wandel ; le D° Turquet raconte qu'il a rencontré quelques-uns de ces Oiseaux le 10 janvier 1905, en naviguant dans le détroit de Gerlache, le long des îles de l’Archipel de Palmer(îles Anvers, Brabant, etc.), ainsi que dix jours plustard, par mauvais temps, au large des mêmes îles. Ce jour-là un grand nombre de ces Oiseaux se posèrent à l’arrière du navire avec des Pigeons du Cap et des Prions, en sorte qu'on put en prendre trois ou quatre à la ligne.
Dans l'été de 1903, le Pétrel a été observé par l'Expédition de la « Scotia » sur la côte nord de l’île Laurie. Quelques spécimens furent encore aperçus en novembre et en décembre, ce qui ferait supposer que quelques paires nichent dans la partie nord de cette île. Cette espèce fut aperçue en nombre le 14 février à la pointe nord-ouest de l’île Coronation.
L’Antarctie Manual indique Kerguelen comme un de ses lieux possibles de reproduction ; Andersson l’a trouvé nichant sur les hauteurs du cap Rocquemaurel, dans la Terre Louis-Philippe. Lônnberg pense qu’il est peu probable qu’il ponde à la Géorgie du Sud.
Les nids, d'après Andersson, sont placés sur les rochers élevés, audessus des colonies du Manchot antarctique, ou bien sur de petites avancées des falaises, ordinairement à des endroits tout à fait inaccessibles. Ils sont toujours plus nombreux au sommet de lamontagne. Ils se composent d’une simple dépression dans le sable ou le gravier. Andersson, de tous ceux qu'il aperçut, ne put en atteindre qu’un seul, dans lequel il n’y avait qu'un œuf, dont il put s'emparer le 27 décembre 1902; il contenait déjà un gros embryon. Cet œuf était d’un blanc pur et avait 76 millimètres de long.
Quand Andersson s’en empara, l’'Oiseau défendit son œuf à la façon des Oiseaux des tempêtes, en vomissant contre l’intrus un liquide infect.