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trés peu profonde, affectant un peu la forme extérieure d'un fer à cheval et percé dans le fond de petits trous propres à retenir la ouate et la flanelle qui serviront à la confection G:: nid Le côté qui s'appuie aux barreaux de la cage est carré et est pourvu par le haut d'un fil de fer, plié en demi-cercle, et qui sert à retenir le nid aux barreaux de la cage.
Selon moi ce nid n'a pas assez de profondeur, et la femelle quand elle couve ses œufs ou ses petits est obligée de se tenir dans une position génante, et ne peut cacher ses petits aussi commodément quand ils grossissent, Elle se fatigue elle-même, puisqu'elle est obligée de se tenir à demi-accroupie sur ses jambes, n'ayant pas d'appui ni en avant ni en arri-e d'elle : en un mot elle se trouve trop élevée dans le nid.
Remarquons qu'en couvant, l'oiseau appuie les deux extrémités de son corps sur les bords du nid. Or il est évident que la femelle ne peut couver à son aise si elle reste longtemps dans cet état de gêne : elle finira alors par se fatiguer et se laisser choir sur ses œufs ou ses petits dont elle engourdit les jambes :
elle court méme le risque d'étouffer ses petits. Quand une femelle se Jaisse choir sur sa progéniture, il arrive que les petits ont les doigts croches quand ils sortent du mil et méme ne peuvent se percher facilement où se tenir debout sur le plancher de la cage. \insi le nid ne doit pas cCtre trop ctroit : il doit etre d'une movenne profondeur et plat dans le fond, pour que les petits, quand ils commenceront à grossir, ne soient pas les uns contre les autres, et que Ceux qui se trouvent sous les autres ne Soient pas ctouffés Par CeuX qui sont au-des- SUS, Comme cela arrive assez souvent en pareille circonstance.
Voici comment on pourra S'Y prendre pour confectionner le nid à l'intérieur. On met : une feuille de ouate dans le fond ainsi que 4 dans le contour du panier qui doit servir de nid. Mettons-en le double dans le fond. On
recouvre ensuite cette ouate avec de la flanelle
que l'on à soin de coudre à la surface et au
fond du nid pour empécher le couple de briser
le berceau de sa future progéniture.
On peut donuer, si on le veut bien, une
forme un peu plus évasée au contour extérieur
tits. du nid, afin que la femelle puisse étre plus à fée son aise pour déployer ses ailes et sa queue à Ja gts surface et sur les bords du nid.
te Le nid étant fait, on le place dans la cage de- de manière qu'il se trouve appuyé sur un des Fe i perchoirs inférieurs de la cage et qu'il soit en 11e méme temps adossé à la cage. Attachons enfite suite le nid aux barreaux, afin qu'il ne remue Fe point pendant l'incubation. Quelle que soit la et hauteur ot on veuille le mettre, Je nid doit se ne | trouver dans un coin de li cige comme cela es- : se pratique chez ceux qui élèvent des oiseaux. )A- Quand donc la femelle se met à charrier com ; me je l'ai dit précédemment et que le nid lre à est placé solidement dans la cage, mettons un et : peu de ouate :oit sur le plancher soit dans ue À le nid et l'on verra bientot la femelle venir de î li prendre becquée par becquée puis la por- )n à ter dans le nid. À chaque voyage qu'elle le À fait, la femelle tasse la ouate dans le fond ul # du nid, comme on ferait soi-même sur une er charrettée de foin, puis se plaçant à l'orifice du nid, la femelle tourne tout autour d'i- 1e celui pour examiner si la ouate est étendue ir également partout. Elle voyage ainsi de son
nid au plancher jusqu'à ce que le nid soit fait à son goût. C'est une véritable jouis- {à sance pour la femelle de faire son nid : on le
voit à l'empressement et an soin qu’elle prend
à Île confectionner. Ne dirait-on pas une
mère occupée à orner le berçeau de l'enfant
Ÿ qu'elle attend. T1 y a des femelles qui ne veu-
} lent pas souffrir de ouate dans leur nid Chat
tres, au contraire ne veulent pas s'en passer.
Une fois le nid fait à son goût la femelle ne tarde pas à pondre ; c'est ordinairement un œuf tous les jours. La femelle ne pond pas toujours le même nombre d'œufs pour chaque couvée, Une mère de serins aura une couvée de deux œufs, quelquefois de trois œufs
et méme de cinq ou huit : ce dernier nombre est assez rare. [l y a des femelles qui ont souvent une nombreuse couvée : témoin cel-
les qui pendant l'incubation fournissent vingt- Six petits où cinq ou six couvées. On voit des femelles qui n'ont le plus souvett qu’une petite couvée ; cela se voit chez les femelles jeunes et vieilles.
Chose singulière une femelle pondra bien une année tandis qu'elle ne pondra jas l'an-
née suivante. On peut en quelque sorte expliquer ce contraste en disant que trop d'embonpoint chez une femelle de serins est un obstacle à la ponte ou autrement dit les rend paresseuses pour pondre. Cela peut aussi provenir d'un caprice de la nature.
Quelquefois une femelle pondra bien, couvera ses œufs pendant tout le temps nécessaire pour l'éclosion, et cependant les œufs seront toujours mauvais ou clairs. Quelle en
% est la cause ? C'est que le male ne veut pas
s'accoupler. Si cela dure pendant trois ou
quatre semaines. il n'y a guère de chance d’a- ; voir des oiseaux. On pourra bien donner un : autre mâle à la femelle ou bien. si l'on veut patienter encore quelque temps, le mâle lassé de voir sa chère moitié pondre inutileinent finira par la prendre en pitié et par s'accoupler avec elle.
Quelle que soit la couvée , assez Souvent nous pouvons avoir autant de petits que d'œufs, si la mère serin est bonne couveuse et si nous donnons au couple la nourriture et les soins requis pendant la durée de l'accouplement.
On doit remarquer que les oiseaux qui couvent à l'état sauvage n'ont pas toujours autant de petits qu'il y a d'œufs.
L'incubation dure ordinairement quinze à dix-huit jours, et si au bout de ce temps les œufs ne sont pas encore éclos, on peut les considérer comme mauvais. La Providence, admirable dans toutes ses œuvres, a donnée à la mère serin l'instinct de connaître quand l’œuf qu'elle couve est mauvais, même quand c'est avant le temps ordinaire pour l'éclosion des petits : elle le jette alors en dehors du nid : c'est ce qu'elle fait aussi à l'égard des petits quand ils viennent à mourir avant leur sortie du nid,
Le petit oiseau qui vient au monde dix ou onze jours après la ponte n'est qu’un avorton : par conséquent il meurt presqu'aussitôt, parce qu'il n'est pas entièrement conformé. Une femelle de serin qui met plus de quinze jours à éclore des œufs indique qu'elle est faible de constitution.
Une fois éclos, les serins restent au nid environ quinze jours ou trois semaines pendant lesqueis ils sont l'objet de soins assidus
qui
jours
tinze s les conada la œuf c'est des id ; etits rtie
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de la part de leurs parents. Quand ils sont sortis du md, les oiseaux ne sont pas encore assez foris pour se nourrir eux-mêmes. Le père et la mère leur donnent encore à manger sur le plancher de la cage ou sur les perchoirs jusqu’à ce qu'ils soient en état de se nourrir sans le secours de leurs parents.
La nourriture la plus propice pendant l'époque de l'accouplement consiste en des œufs cuits durs et hachés fins ; on y ajoute du pain que l'on a eu soin de laisser tremper environ une demi-heure dans l'eau froide (afin d'extraire le sel contenu dans le pain) et que l’on presse ensuite avec un linge pour en exprimer tout le liquide : on hache ensuite le pain comme l'on fait pour les œufs : on assaisonne le tout avec une petite poignée de farine de blé d'Inde ; enfin on brasse ce mélange de manière que les divers ingrédients qui le composent, s'unissent plus où moins ensemble.
Quand la femelle est pour pondre et dans le temps de la ponte, mettons dans la cage de la coquille d'œuf que la mère serin ne dé-
daignera pas de manger et qui aura pour résultat de former dans le corps de l'oiseau la
coquille des œufs déposés dans le temps de la ponte. On peut réduire en poudre la coquille et la mélanger avec les œuf; La coquille d'œuf a de plus le bon effet d'induire la femelle à pondre.
Un coquetier plein, telle est la quantité de nourriture que l'on peut donner au couple qui n'est pas en famille : mais si, au contraire, il v a des petits à nourrir, alors ne ménageons pas la portion et ne laissons pas vide ie vase qui contient le manger : on ne doit pas oublier que les petits oiseaux dans le nid ont souvent besoin de nourriture, comme les enfants au berceau.
Certaines personnes donnent en nourriture aux oiseaux accouplés une tranche d'œuf cuit dur mais non haché : c'est là la portion quotidienne du couple. Une nourriture aussi sèche, qui nest pas accompagnée de légumineux ou d'un petit morceau de pain trempé doit naturellement porter le couple à la cons-
tipation.
Quoique les œufs soient comme la base de la nourriture du couple pendant l'accouplement, cela n'empêche pas de lui donner des
COURS Aa VER: |
grains comme dans les autres époques de l'année, mais il faut que ce soit en plus petite quantité. Donnons aussi au couple un morceau de pomme de terre cuite sans sel, de la sa- Jade où du chou afin d'offrir un peu de variété dans la nourriture et surtout de prévenir la constipation.
1” La durée de. l'accouplement ne devrait pas dépasser trois où quatre mois, cé qui veut dire qu'elle se terminera vers le mois de juillet. Les femelles de serins qui rapportent plus longtemps ne donnent en fin de compte, que des rejetons faibles. Cela s'explique facilement parce que la mère serin venant à s'affaiblir, à force de pondre, finit par faire passer dans sa progéniture la faiblesse de sa propre constitution.
2° Si les petits oiseaux meurent presque tous quelques jours après leur naissance et que la chose arrive à d'autres éleveurs d'oiseaux, on doit conclure qu'une épidémie sévit sur les bipèdes ailés : il nous est impossible d'y rémédier. Mais s'il n'y a pas d'épidémie, c'està-dire si nous sommes à peu près seul à perdre des oiseaux dans le nid, malgré que le couple
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ait soin de sa progéniture et que nous n'avons pas de reproche à nous faire pour les soins à donner au couple, il y a certainement une cause qu'il nous faut découvrir. D'aucuns croient l'avoir trouvée en disant que les poux rouges qui se logent quelque fois dans les plumes de l'oiseau captif peuvent très bien se trouver sur le corps de la couveuse, puis descendent sur les petits, leur suçent le sang et les font mourir.
Dans le cas où cela pourrait arriver (qu'il y aurait de la vermine sur le corps de l'oiseau) on devrait fournir à la mère serin l'occasion de se baigner afin üe se débarrasser des poux rouges ; il conviendrait aussi d'époussetter le nid avant et après chaque couvée et mème de le passer à l'eau chaude pour y détruire la vermine qu'il pourrait renfermer.
3 La femelle étant sur le nid, à couver ses œufs ou ses petits, il ne faut pas la chasser en dehors du nid, dans le but de satisfaire la curiosité et voir s'il y a des œufs ou des petits dans le nid ; car si on le faisait souvent, la
femelle pourrait abä donner son nid pour tou-
jours et on perdrait ainsi les petits qui sont
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sur le point de sortir de l'œuf o1 encore ceux qui viennent de naitre. De même ne regardons pas trop souvent les petits oiseaux dans le nid et surtout ne leur touchons pas quand ils sont un peu gros, car il y en à qui sont si farouches qu'à peine nous voient-ils, ils se jettent en bas du nid, sur le plancher de la cage.
4 La femelle que le besoin ou l'envie de pondre excite fortement, chasse quelquefois ses petits hors du nid, avant même qu'ils soient capables de se soutenir sur leurs jambes.
Ainsi débarrassée de sa progéniture, la femelle se met à pondre de nouveau et les petits qui sont en bas de la cage meurent infailliblement si on n'en prend soin. On subviendra à leurs besoins comme je l'ai décrit plus haut.
Après une ou deux couvées, si la femelle tarde à pondre, on doit séparer le couple pendant quelques jours où plus afin qu’ils se désirent mutuellement dans un but de reproduction. Comme je le mentionne dans Île corps de ce travail, la coquille d'œuf mêlée à la nourriture du couple induit la femelle à la ponte.
1° Aussitôt qu'ils sont capables de se
nourrir eux-meémes, les petits serins doivent etre mis dans ne cage à part où dans un autre compartiment de la cage, (si elle est double) afin que la femelle ne soit pas dérangée par les petits quand elle commencera une nouvelle ponte et une nouvelle couvée, On voit quelquefois que les petits, une fois sortis du nid, montent sur le dos de leur mère qui est dans le nid, occupée à couver, se couchent sur elle ou à coté. Tout cela ne peut que nuire à la mère dans son œuvre le reproduction, Aussi voit-on quelque fois le mâle s'immiscer dans cette affaire, en chassant les petits à coups de bec et en leur arrachant les plumes de la queue ou des ailes, de manière à les mettre en sang. Voilà pourquoi on devrait laisser les petits dans la cage le moins possibl: fn que leur père ne les maltraite pas « nssi barbare et que la mére ne $ pis : modée.
Qu'il est heau et touchant de voir le mâle et la femelle se remplaçant tour à tour auprès du berceau de leurs enfants ! [1 en est de même quand ils couvent sur leurs œufs et dans l’un et l'autre cas, c'est le mâle qui se charge de nourrir sa compagne.
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Quand c'est la femelle qui se trouve sur le nid, occupée à couver sur ses petits, le male voltige dans la cage et cherche de la nourriture, en fait une provision dont il charge son bec et qu'il va ensuite distribuer à la mére et aux petits, Mais ce qu'il y a encore de beau et de toudhant, c'est de voir le père et la mère auprés de leurs enfants. Tous les deux se mettent au-dessus de l'orifice du nid, contemplant leurs petits et se regardant l'un l'autre comme pour partager les joies et les délices qu'ils éprouvent à la vue de leur progéniture, Les gazouillements qu'ils font entendre alors expriment dans leur. langage les sentiments de bonheur dont ils sont enivrés !
N'allons pas croire cependant que tous les couples indistinctement aient la même tendresse pour leur progéniture ! Malheureusement on rencontre quelque fois des actes de gruauté inouis exercés par le couple captif sur les petits. Ainsi j'ai eu un pauvre petit serin, qui, étant encore incapable de sortir du nid, à cause de son jeune âgé—àa eu une partie de la mandibule supérieure enlevée et une partie de la mandibule inférieure déchirée à
coups de bec par le père et la mère. Le petit malheureux dégouttait de sang ; il est mort quelque temps après, victime de la barbarie
de ses cruels parents. Un couple d'un si mau-
vais naturel ne devrait jamais rester ensemble, j2 mâle devrait être séparé des petits et la mé-
re se chargera certainement du soin de sa provéniture. Le mäle ne restera avec sa compa-
gne que jusqu’à l'éclosion des petits.
NoOURRITURE DES OISEAUX DE CAGE
Les oiseaux qui composent une volière où | si l'on veut, les oiseaux de cage sont généralement les suivants : serin, goglu, merle, rossignol, chardonneret, oiseau-rouge, et enfin le pinson vulgairement appelé par les campa- | gnards canadiens, le “ siffleu ” parce qu'il siffle | bien, en cage comme en liberté. Il y a encore plusieurs autres oiseaux de cage étrangers à notre pays qui font quelquefois partie de notre volière canadienne, tels que le lark ou allouette d'Irlande, le thrush, english goldfinch ou chardonneret anglais, le bullfinch ou bou-
etit ort arie auble, mè- )rO- 1pa-
> où érarosn le npasiffle
ençranartie k ou finch bou-
Dh à
vreuil, blackbird où merle noir, pour le distinguer de notre grive que nous appelons merle.
A l'exception de notre grive, appelé communément merle, on donne la même nourriture à tous les oiseaux captifs.
Chanvre, mil anglais que l'on pourrait appeler millet canadien si nous prenions la peine «de le cultiver, rapc seed, nom donné à une graine noire : du mil en branches, qui est cultivé dans nos campagnes et que nous trouvons en vente sur nos marchés, du blé, de l'avoine écalée, assez souvent, de la pomme de terre cuite sans sel, substance très nutritive ; comme accessoires, de la pomme, du céleri, de la salade et du chou. Voilà en somme en quoi consiste la nourriture de l'oiseau en captivité. Les quatre dernières substances ci-haut mentionnées sont destinées surtout à tenir le corps de l'oiseau exempt de constipation et à l'empêcher de prendre trop d'embonpoint. On peut aussi joindre le mouron, le plantin et la poulette grasse qui sont des rafraichissants.
Le chanvre étant de sa nature, une substance huileuse et riche, engraisse vite l'oiseau de cage, et si on lui en donne, il faut que ce
soit en petite quantité et mélangé avec d'autres grains. En effet on constate que l'oiseau captif nourri avec du chanvre seulement engraisse trop : il peut certainement se passer de chanvre, excepté dans le cas où il serait maigre ; alors le chanvre ne pourrait que lui faire du bien.