TURDUS FLAVIPES— Fm7, VûLO. GBIVE A PATTES JAUNES
r«r£/w^t;î>é?*— VieU.— Gray, p. 219, n^ 89. Turdu9 carbonarius — ^Vieil. — Pr. Bonap., p. 275, v? 52, Merle à pieds jaunes — Turdus flatnpes — ^Vieil.
Longneitr totale 220 mil.
— du pH de Taîle 110
— du tarse 25
*— du doigt médian 17
— de la queue 87
— du bec 17
Tête, cou, poitrine et abdomen d'un beau noir à légers reflets. Tout le reste du corps d'un joli gris de plomb assez fonce. Au dos et au manteau, le noir empiète tellement sur le gris de plomb, qu'il ne le laisse voir qu'aux bords des plumes. Au bas du dos et au croupion, le même noir ne fait que modifier le gris de plomb par des festons à peine visibles.
Rémiges noires ainsi que leurs couvertures ; les petites supérieures sont bordées de gris de plomb.
Rectrices noires ; du gris de plomb sur toutes leurs couvertures.
Paupières, pattes et bec d'un beau jaime. Iris brun.
Chez le jeune mâle, le noir ne recouvre que la tête et le cou; tout le corps est gris de plomb; en dessus, ce gris est pur; en dessous, il est un peu envahi par le noir qui lui donne une teinte plus foncée à la poitrine et à l'abdomen. Ventre blanchâtre.
Aux ailes, on voit plusieurs petites taches rousses que présente la pointe de quelques imes des grandes couvertures supérieures.
Le bec et les pattes sont d'un jaune mêlé de brun.
La femelle est bien différente du mâle. Elle a toutes les parties supérieures d'un brun olive franc et un peu luisant.
Sa gorge est blanchâtre et comme marbrée de brun. Du brun olive très-clair et à nuance plutôt jaunâtre que verdâtre, couvre toutes ses autres parties inférieures. Au milieu de l'abdomen, il y a ime traînée de gris de plomb qxii devient blanchâtre près de l'anus.
Rémiges olivâtres en dehors, noirâtres en dedans où l'on voit un peu de blanchâtre. Couvertures supérieures de la couleur du dos ; inférieures roussâtres.
Rectrices d'un brun olive plus foncé que celui du dos. Couvertures supérieures continuant la teinte du croupion ; les inférieures sont olivâtres et bordées de blanc.
Pattes d'im brun teint de jaune. Bec tout-à-£dt noir. Paupières jaunâtres.
Ce merle pourrait bien n'être que de passage. D viendrait ici à partir du mois d'Août, époque à laquelle commencent à mûrir les baies d'un de nos arbres élevés qui en attirent un grand nombre. Il est vif, alerte et même remuant, mais son chant qui rappelle celui des merles en général, a plutôt un accent de tristesse que de gaîté ; il le fait assez rarement entendre ; aussi est-il moins bruyant que l'espèce précédente, quoiqu'il vive aussi en société. Il est commun, malgré la guerre qu'on lui fait, à cause de la délicatesse de sa chair. H est à remarquer que le nombre des mâles est de beaucoup plus considérable que celui des femelles, ce qui indiquerait que ce merle est migrateur; car au moment de quitter le sol natal, bien des oiseaux migrateurs se partagent en bandes distinctes suivant^le sexe et l'âge, et chacune d'elles prend une direction différente. D
se tient toujours dans les bois loin des endroits habités. S'il nous quitte, ce doit être vers le mois d'Avril.