TURDUS NUDIGENIS— Xo/^m
ORIVE A FA UPÛrES JA UNES.
VULO.
Turdus Nudigenis — Lafresn. — Gray, app., p. 10. Le Pr. Bonaparte, p. 275, met en doute l'espèce.
Long^ueor totale 240 miL
— du pli de TaSle 120
— du tarse 33
— du doigt médian 27
— de la queue 95
— du bec 17
Parties supârieures d'un brun oEre plus fonc^ sur la tête et sur le dos.
Gorge et une partie du devant du cou marquées de raies longitudinales brunes sur fond blanc. Reste du cou et poitrine d'un brun clair s'éclaircissant encore davantage pour couvrir les flancs ainsi que les côtes de l'abdomen et du ventre; les autres parties inférieures d'un blanc d'abord sali de brun et ensuite tout-à-fait pur pour arriver vers l'anus.
Rémiges brunes; la bctrbe externe porte un Eseré grisâtre qui disparaît entièrement sur les secondaires les plus internes dont toute la barbe externe est de la couleur du dos ; du blanc roussâtre se trouve sur une partie du bord interne. Couvertures supérieures empruntant la teinte du dos ; les inférieures roussâtres.
Rectrices brunes; couvertures supérieures colorées comme le croupion, et les inférieures d'un blanc pur.
Pattes et bec d'un brun très-clair. Iris d'un brun foncé. Tour des yeux assez largement dénudé et jaune»
Aucune différence appréciable entre le mâle et la femelle.
Ce merle est sédentaire et très-commun ici. H est partout sans tarop, cependant, s'éloigner des endroits habités. H se nourrit de baies et quand un arbre en présente de son goût, il a de nombreux compagnons pour en profiter. Quand sa faim est apaisée, il va se mettre sur une branche bien abritée par le feuillage
contre les ardeurs du soleil; c^est alors qu'il fait etttendre son ramage net, sonore et assez varié ; ce n'est pas du chant, il est vrai, mais c'est quelque chose de tel que l'oreille ëcoute et trouve du plaisir à écouter. Dans l'après-midi, après son dernier repas, il reprend une partie de 'ce ramage qui rappelle assez tantôt le gloussement de la poule, tantôt le miaulement du chat; il jette, sans doute, dans ce moment, un cri de ralliement, car d'autres ne tardent pas à faire écho, et bientôt tous, poussés par un certain besoin de sociabilité, se portent vers im endroit commun pour y passer la nuit. C'est ordinairement sur les petits palmiers qui croissent dans les endroits humides qu'il va prendre son gîte, et l'arrivée de chaque individu est annoncée par un caquetage qui ne cesse qu'avec le crépuscule. Ses mouvements sont vi&, faciles, gracieux, mais remplis de crainte ; aussi son attitude indique-t-elle qu'il est toujours sur le point de prendre le vol. Malgré cette méfiance, il vient pourtant jusque dans nos cours sur les arbres qui lui ofi&ent les baies dont il est firiand. H rappelle, sous ce rapport, la familiarité du merle noir de l'Europe (turdu8 merula) et probablement comme luf, il supporterait la captivité.
Généralement tous les merles sont recherchés pour la table ; mais celia-ci est le préféré des gastronomes, surtout quand il se nourrit de certaines baies aromatiques. C'est assez dire qu'on lui fait une guerre acharnée.
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