‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 128 sur 292 · TITYRA CAYJŒA—Lin · texte numérisé non relu

TITYRA CAYJŒA—Lin

VULO. BENEBICTIN.

Tityra cayana — Lin. — Gray, p. 253, n^ 1. Tityra cayana — ^Lin. — Pr. Bonap., p. 179, n® 1. Bécarde grise — Tityra cinerea — ^Vieil.

Longaeur totale 230 mil.

— dn pH de Patte 120

— de la queue 77

— du bec 28

Tout le corps d'un joli gris-cendré clair, encore plu» clair en dessous, surtout à la gorge. Cette couleur laisse &c3ement ressortir le noir qui couvre le dessus de la tête, ses côtés, les aîles et la queue.

Bec d'un rouge de sang, de la base au tiers antérieur qui est noir.

Tour des yeux et lorum nus et rouges comme le bec. Iris noir, ainsi que les pattes*

Chez la femelle, le noir de la tête descend plus bas en arrière et à c&të. Le gris-cendré des parties supérieures est bleuâtre, tant il est foncé ; en dessous, il est presque tout-à-fait blanc. Chaque plume de toutes ces parties porte du noir le long de la tige ; à la nuque, cette couleur forme de larges taches à peine séparées l'une de l'autre ; au dos et au manteau, elle dessine de petites bandes, et au croupion, de simples traita. A la gorge, ce noir apparaît à peine ; au cou, à la poitrine et à l'abdomen, il est abondant et sous forme de taches allongées ; le ventre en est entièrement privé. Le reste comme chez le mâle.

Le jeune mâle ressemble à la femelle.

Le bénédictin est assez commim ; mais on ne le rencontre que dans les bois uu peu éloignés des endroits habites. H ne recherche point de compagnons ; cependant il semble ne pouvoir se passer de sa femelle ; et c'est, sans doute, pour l'appeler que, perché au sommet d'im arbre, il fait entendre son cri. Ce cri est faible et plaintif; il n'exprime ni gaîté ni colère, il reste toujours l'indice de mœurs tout-à-fait tranquilles \ loin donc d'animer nos forêts, il ne fait qu'ajouter à leur tristesse. Sa nourriture consiste en insectes et en baies que portent quelques uns de nos grands arbres. C'est à cause de la couleur de son plumage rappelant la robe blanche des bénédictins, qu'il a reçu le nom vulgaire qu'il porte.

129 TITYRA mOtRA—Swains.

VXTLO. BECDU.

Tityra nigra — Swaîns. — Gray, p. 254, u^ 25. Psaris nigra — ^Swains. — ^Pr. Bonap., p. 181, n° 1.

Longaeur totale 160 mil.

— du pU de l'aîle , 78

— du tarse 18

«^ du doigt médian . . . » , 12

— de la queue 65

— du beo , 14

Dessus de la tête d'un noir profond et mat, mais avec des reflets bleuâtres à la pointe de chaque plume. Ces reflets, par leur brillant, peuvent facilement ressortir du fond mat, et leur disposition est telle, qu'ils semblent autant de gouttes métalliques tombées et placées régulièrement sur la tête. Le même noir mat couvre les côtés de la tête, ceux du cou et toutes les autres parties supérieures ; il y a du blanc sur la barbe externe des plumes du manteau; le croupion présente un peu de gris de plomb.

Parties inférieures noirâtres ; cette teinte est comme salie par ime poussière blanche.

Rémiges noires ; du blanc au bord interne ; en dehors, un liseré de la même couleur se voit sur la première primaire seulement, et ne reparait que sur les secondaires. Couvertures supérieures noires ; très-peu de blanc à la pointe des petites, beaucoup à celle des moyennes ; les grandes entièrement bordées de cette couleur. Couvertures inférieures noirâtres.

Rectrices noires, à part les deux intermédiaires; elles présentent une tache blanche à la pointe ; elles sont étagées de manière à rendre la queue très-arrondie.

242 PÀETIE

Couvertures supérieures et inférieures d^un gris de plomb assez pur.

Bec bleuâtre^ noir à la pointe. Pattes et iris noirs.

La femelle a le dessus de la tête brun ; des taches d'une teinte plus foncée et peu apparentes rappellent celles qui existent chez le mâle. Le brun s'éclaircit pour couvrir les joues et la nuque ; les autres parties supérieures sont olivâtres. Lorum blanchâtre et traversé par un trait noirâtre ; le blanchâtre entoure l'œil complètement.

Parties inférieures d'un gris lavé de jaune verdâtre ; sur les côtés, le'gris prédomine ; sur le milieu, le jaune l'emporte.

Bémiges noirâtres avec du jaunâtre au bord de la barbe interne; du blanc roussâtre forme, en dehors, un liseré aux quatres premières primaires ; il disparaît sur les suivantes pour reparaître, et plus grand, sur les secondaires. Couvertures supérieures noirâtres ; les petites bordées d'olivâtre ; les moyennes et les grandes terminées de roussâtre qui, de plus, forme ime bordure en dehors. Inférieures d'un jaune lavé.

Rectrices olivâtres à la base, noires vers le milieu, roussâtres à la pointe ; le noir, et surtout le roussâtre, très-étendus sur la plus extérieure, diminuent sur les suivantes pour laisser plus de place à l'olivâtre ; aussi, les deux intermédiaires n'ont-elles plus, à leur pointe, qu'tme bande noire simplement bordée de roussâtre. Couvertures supérieures olivâtres ; inférieures jaunâtres.

Bec noir à la mandibule supérieure, plombé à l'inférieure.

Le jeune mâle ressemble à la femelle.

Cet oiseau, comme le précédent, peut se nourrir de

baies, mais certainement il leur préf èïe les larves et les insectes; aussi le voit-on non sur les grands arbres, mais bien sur les arbrisseaux et principalement dans les halliers. H va de branche en branche à la recherche de sa proie et, de temps en temps, il pousse un petit cri faible et insignifiant ; il appelle, sans doute, sa femelle qui est toujours à proximité. H n'est ni querelleur ni tapageur ; cependant, par ses mouvements vifs et souvent répètes, il indique le besoin d'une vie plutôt animée que tranquille. On ne le rencontre pas tarop souvent.

S. F. MUSCICAPINŒ.

G. PLATYRHYNCHUS— i?^wwr.

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