‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 132 sur 292 · SETOPHAGA RUTICILLA— Xw · texte numérisé non relu

SETOPHAGA RUTICILLA— Xw

vuLO. OFFICIEL,

Setophaga ruticilla — Lin. — Gray, p. 265, n^ 1. Setophaga ruticilla — Lin. — Pr. Bonap., p. 312, no 1. Muscicapa ruticilla — ^Wils. l^r vol., p. 102 — ^mâle — ^2"«

vol., p. 213 — ^fem.

Gobe-mouche dit le petit noir aurore — Muscicapa ruticilla—

VieU.

Setophaga ruticilla — Gosse, p. 164.

Longueur totale 130 miL

— du pli de Taîle 63

— du tarse , 15

— du doigt médian 9

— de la queue 55

— du bec 9

Toutes les parties supérieures d'un noir profond et luisant» Ce même noir couvre la gorge et le devant du cou ; il continue sur le milieu de la poitrine dont les côtés sont d'un joli jaune aurore ; ce jaune gagne les flancs et se perd vers les parties postérieures. Abdomen et ventre d'un blanc pur. Un petit trait noir se détache de la poitrine, passe sur les côtés de l'abdomen, entre le blanc et le jaime qu'il contourne en allant vers les flancs où il s'arrête.

Rémiges noires, à base jaune aurore qui descend trèsbas sur la barbe interne et assez bas sur l'externe, pour former sur l'aîle, même pliée, une bande qui, quoiqu'un peu pâle, ressort nettement sur le fond noir. Couvertures supérieures noires ; inférieures d'un jaune auroïe pâle.

Des rectrices, les quatre premières ont leur tiers antérieur du même jaune aurore que celui des rémiges ; leur tiers postérieur est noir ainsi que leur tige; la cinquième, presque entièrement noire, n'a du jaune que sur une partie de la barbe externe ; les deux intermédiaires sont complètement noires. Couvertm-es supérieures noires ; inférieures, d'un blanc auquel se mêle un peu de brun vers le bout.

Pattes, bec, iris noirs.

La femelle a le dessus de la tête d'un gris-foncé, et le reste des parties supérieures d'un brun olivâtre.

En dessous, elle est d'un blanc pur qui, seulement sur la poitrine, prend une légère teinte brune. Sur les côtés de la poitrine et en partie sur les flancs, il y a im peu de jaune aurore très-pâle.

Sur les aîlcs qui sont marquées comme chez le mâle, le brun remplace le noir et le jaune aurore est très-pâle ; de plus, les couvertures moyennes supérieures ont du jaune à leur pointe, de sorte que, chez la femelle, il y a deux raies transversales sur l'aîle.

A la queue, le brun remplace aussi le noir, et le jaune est très-pâle.

Le jeune mâle rappelle entièrement la femelle.

Ce charmant petit oiseau est assez commun ici. H se tient dans les cacaoyères, les boisettes et même dans les palétuviers. H est presque toujours en mouvement, a la recherche des larves et des insectes dont il se nourrit; et comme pour égayer sa chasse, il pousse, à chaque instant, son petit cri insignifiant, mais net et clair. Sa compagne le suit toujours. Tout me porte à croire qu'il ne nous quitte jamais.

S. F. VIREONINŒ.

G. YÏREO—VieiUot.

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