‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 155 sur 292 · TANAGRA GLAUCA— ^j^arwan · texte numérisé non relu

TANAGRA GLAUCA— ^j^arwan

vxTW». OISEAU BLEU.

Tanayra ghuca — Sparm. — Gray, p. 364, n^ 5. Tanagra episcopus — Lin. — Pr. Bonap., p. 238, no® 2. Tanagra cana — Swains — Sclater — Synop. aviu. Tanag.^ p. 58.

Longaeur totale , 1 83 nul.

— du pli de TaUe 87

— du tarse 19

— du bec 12

Tête et cou d'un joli gris à légers reflets verdâtres, de manière a rappeler un vert d'eau très-pâle; cette teinte se fonce beaucoup pom* couvrir le dos et le manr teau ; elle arrive aussi sur le croupion, mais en s'assocîant une forte teinte bleue.

Toutes les parties inférieures présentent le même gris, mais relevé par une nuance bleuâtre qui ne manque pas de reflets.

294 PAETIB

Rémiges noirâtres ; toute la barbe externe d'un joli bleu à nuance verdâtre. Des couvertures supérieures, les petites et les moyennes sont d'un bleu d'azur clair qui forme une grande tache sur le haut de l'aîle; les grandes sont colorées comme les rémiges. Cîouvertures inférieures de la couleur des flancs.

Rectrices à fond brun largement mitigé de bleu ; ce bleu^ tout-à-fait pur, forme une bordure à la barbe externe. Couvertures supérieures continuant les nuances du croupion et les inférieures celles du ventre.

Pattes, bec, iris noirs.

La femelle ressemble au mâle.

Le jeune a des teintes plus pâles que celles de Fadulte.

Ce tanagra est très-commun ici. H est gai, vif et alerte; aussi le mouvement lui est-il indispensable. Sans cesse d'un arbre à l'autre, souvent même parcourant les broussailles, il est rarement en repos. Amateur de fruits, il les cherche partout, principalement près de nos habitations. Il aime à se tenir à la base des feuilles formant cette belle couronne qui termine si bien le tronc de nos palmiers. Ses visites y sont encore plus fréquentes à l'époque de la floraison; on le voit alors cramponné à l'immense grappe de fleurs que supporte un seul et long pédoncule, occupé, sans doute, à chercher des insectes. Quoiqu'il vive par couple, les mêmes besoins d'existence lui donnent souvent de nombreux compagnons, et l'on s'en aperçoit par les querelles qui s'élèvent. Son cri est sec et net ; son ramage plairait, s'il était plus long, plus varié et snrtout plus fort. H ne supporte que difficilement la captivité.

Page 1