VT7LO. MERLE CORBEAU
Cfrotophaga ani — Lin. — Gray, p. 458, n^ 1. Crotophaga ani — ^Lin. — Pr. Bonap., p. 99, n^ 1. Petit ani au Vani des savannes — crotaphaga ani — ^Vieil. Crotophaga ani — d'Orbigny, p. 154.
Crotaphaga ani — Gosse, p. 282.
Longueur totale 380 mil.
— du pU de Tatle 149
— du doigt interne 28
— de la queue 194
— du bec 40
Hauteur — 25
Largeur — 10
Plumage, sans aucune partie exceptée, entièrement noir. Ce noir aussi profond que possible jette des reflets bleus légèrement violacés ; ces reflets s'affaiblissent sur le croupion et disparaissent complètement au-dessous
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du corps. A la tête et au cou, les plumes sont laacéolëes et leurs bords présentent un moiré que forment des reflets bleuâtres à légère teinte cuivrée. Au dos, à la poitrine ainsi qu'aux couvertures supérieures, petites et moyennes des aîles, les bords des plumes sont aussi moirés, mais à nuance bleuâtre pure.
Bec noir ; la crête qu'il porte règne, sans interruption, tout le long de son arête supérieure. Iris brun foncé. Pattes noires.
La femelle est identique avec le mâle.
Cet oiseau est très-commun ici. H est l'habitent obligé de toutes les sa vannes ; mais il évite celles qui sont fangeuses ; il lui faut principalement celles où se trouvent [des animaux. Posé sur l'herbe, il va, sautillant de droite à gauche, chercher sa nourriture. Si un mulet ou un bœuf est en marche, il le suit, à très-petite distance, pour s'emparer des insectes que le piétinement de l'animal fait fuir de tous côtés. Quelquefois il se place sur son dos et le pique de temps en temps avec son bec ; mais ce n'est point pour détecher la vermine qu'il y trouve ; son instinct lui indique un autre but à atteindre. En effet tant que l'animal est en marche, Vani ne feût que le suivre ; mais si l'animal s'arrête, l'an» vole sur son dos et le becqueté pour le forcer à marcher,, afin que les insectes soient chassés de leur retraite ; et dès qu'3 en paraît un, Vani vole à sa poursuite et reste à terre, si l'animal continue à marcher, sinon, il retourne prendre son poste et répète le même manège. Du reste, ce n'est qu'assez rarement que Vani perche ainsi sur les animaux ; et ce serait bien le contraire, s'il se nourrissait principalement de la vermine qui s'attache à leur peau. Le plus souvent, il serait sur leur dos et jamais
il ne fréquenterait les savannes qui n'ont ni bœufs ni mulets ; encore moins, passerait-il la journée entière au milieu de la ville sur les arbres de nos cours et de nos promenades ; toutes choses qu'il est facile de vérifier journellement. Certainement, quand un animal est couché, on voit quelquefois Vani rôder autour de lui et détacher de temps en temps im parasite ; mais j'ai vu la poule en faire autant et l'on ne dira pas que la poule se nourrit de la vermine des animaux.
Ce n'est pas seulement dans les savannes que Vani va chercher les vers et les insectes dont il se nourrit ; il est partout, dans les bois comme dans les halliers, mais jamais loin des endroits habités. Ainsi on le rencontre souvent dans les cacaoyères et il ne manque jamais de suivre les fourmis-chasseurs pour saisir soit les insectes qui fuient de tous côtés, soit les nymphes et les larves que charrient quelquefois ces fourmis. (Voir pour ces fourmis, les mœurs du nasica stisurransj. H ne fait que répéter alors ce qu'il pratique dans les savannes en suivant les animaux.
UAni n'est jamais seul, il est toujours en troupe, et il peut même être considéré comme un des types des oiseaux sociables ; ainsi, à l'époque de la pariade, beaucoup de couples se réunissent et établissent leur nid l'un à côté de l'autre. Je n'ai pas eu occasion d'observer l'oiseau au moment de la ponte et de l'incubation. Son cri est im rotdement assez doux, mais insignifiant. H le fait entendre soit en volant, soit perché sur tme branche, sur une barricade, même sur une motte de terre. Son vol est facile, mais peu rapide et surtout peu soutenu. Il tient sa queue ou baissée ou relevée, et quelquefois, U la fait hocher, mais assez lentement. C'est un de ces oiseaux que respecte le chasseur ; il a
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pour égide le peu de délicatesse ou plutôt le mauTaîs goût de sa chair. Cette sécurité qu'il trouve partout l'empêche d'être farouche.