V0LO. PLUVIER DORÉ
Charadrius virginicw — ^Bork — Gray, p. 644, n® 2. Pluvier à poitrine rayée — Charadrius peetaraU» — ^Vieil.
Longaenr totale 261 miL
— duplideraile 184
— du tarse 89
— du doigt médian 21
— de la queue 65
— du bec 22
A part le fi*ont et la nuque, toutes les parties supérieures sont noires ; ce fond laisse facilement ressortir une foule de taches irrégulières, les unes, en très-grand nombre, d'un jaune d'or très-pâle, les autres, en moins grand nombre, presque blanches. La nuque est brune avec quelques petites taches grises. Un large bandeau blanc couvre le fix)nt; il continue, assez étroit, audessus de l'œil et arrive jusqu'à l'occiput ; là s'élaigissant graduellement, il suit le côté du cou et va s'étaler sur la partie latérale de la poitrine ; il présente, çà et là, quelques taches les unes brunes les autres noires. Un trait noirâtre traverse le lorum. Du blanc taché de noir couvre la région sous-oculaire.
Gorge et joue noires. Ce noir forme bientôt une large
bande qui descend sur le devant du cou et se rétrécit un peu pour se réunir à la même couleur qui couvre le milieu de la poitrine, tout l'abdomen et le ventre ; les plumes de la région anale sont plutôt blanches et tachetées de noir»
Flancs présentant des bandes transversales, les unes noires et assez larges, les autres étroites et blanches» Les plumes des jambes sont blanches.
Rémiges noirâtres ; leur base est blanche ; ce blanc s'étend beaucoup sur la barbe interne. Des couvertures supérieures, les petites sont noirâtres, les moyennes et les grandes de la même teinte, mais plus claire ; toutes portent du blanchâtre à leur pointe; celles près du corps sont presque noires et présentent des raies trans^ versales blanches mêlées de quelques raies jaunes. Cou^ vertures inférieures d'un gris clair.
Rectrices traversées par des bandes noirâtres alternant avec des bandes grisâtres plus étroites. Couvertures supérieures colorées et marquées comme le croupion; inférieures blanches et tachées irrégulièrement de noir.
Pattes, bec, iris noirs.
Chez les femelles que j'ai pu observer, les parties supérieures ont les mêmes couleurs que présentent celles du mâle ; mais le jaune et le blanc, au lieu de former des taches, bordent simplement les plumes.
Les parties inférieures sont blanches ; au cou, il se mêle beaucoup de brun à cette couleur ; partout, du noir tache ce fond d'une manière très-irrégulière.
Chez les jeunes, les parties supérieures sont noirâtres et présentent des taches blanchâtres qui sont nombreuses et allongées sur la tête, plus petites et presque rondes sur le dos, plus grandes et tout-à-fait irrégu-
Hères sur le manteau ; celles du croupion ont une teinte jaunâtre* Les plumes de la nuque sont d'un brun clair et bordées de grisâtre. Le bandeau blanc qui couvre le front et passe au-dessus de l'œil est plus étroit.
Toutes les parties inférieures sont d'un blanc pur à la gorge et tendant au gris partout ailleurs ; au cou et à la poitrine, ce blanc est moucheté de brun.
Rémiges noir&tres. Toutes les couvertures supérieures brunes et tachetées de blanchâtre ; inférieures d'un gris cendré.
Rectrices brunes avec faible apparence de raies noirâtres; de petites taches blanchâtres le long de leur bord externe. Couvertures supérieures colorées comme le croupion; inférieures blanches.
Ce plumer est de passage ici. H vient nous visiter vers la fin du mois d'Août et nous quitte au mois d'Octobre. H est toujours en troupe plus ou moins considérable. Il fiéquente les bords de mer; mais il affectionne davantage les savannes humides, surtout les terres fraîchement labourées ; il y trouve les vers dont il se nourrit Cest de nos oiseaux de passage, l'un des plus réguliers et des plus constants; chaque année, il arrive, mais tantôt en petit nombre, tantôt en nombre asseï considérable. En Europe, on recherche beaucoup pour la table le charadrius pluvialis (pluvier doré) ; ici, notre pluvier porte également envie aux gastronomes, sans doute par pure imitation de ce qui se passe en Europe. Car la chair de l'une comme de l'autre espèce n'a rien qui puisse la recommander d'une manière toute spéciale. Mais il est convenu que le pluvier fournit un mets délicieux, et il est dès lors de bon ton de dire qu'on en a mangé à l'occasion. Il en était de même autrefois da
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courlis (numenim arquatu») qu'il était défendu de tuer, car il n'appartenait qu'à la table des rois. Qui pense aujourd'ui à manger du courlis ?
S. R HŒMATOPIDINŒ- G. HŒMATOPUS— Xwi.