ARDEA OOCOl—Lin
VULO. AILERONNE.
Ardea cocoi — ^Lin. — Grray, p. 655, n^ 6.
Ardea cocoi — ^Lin. — Pr. Bonap., 2"*® vol., p. 110, n® 1.
Héron gaaa — Ardea cœrulescem — ^Vieil.
M. Gray et le Pr. Bonaparte lui donnent pour synonimo V Ardea socco de Vieillot qui serait le jeune âge ;
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je ne puis admettre jusqu'àprësent ce rapprochement. J'ai Yu beaucoup à^Ardea cocoi et de tous les âges et, jamais un exemplaire ne m'a présenté du cendré sur le dessus de la tête.
Longueur totale 1 m. 150 nûL
— du pH de Taîle 475
— dutane 187
— du doigt médian 105
-^ de la queue 178
— du bec 145
Hauteur — 31
Largeur — 22
Dessus de la tête jusqu'au-dessous des yeux d'un noir bleuâtre. Les plumes de l'occiput également noires, mais longues et étroites, forment une huppe qui retombe sur la nuque. Gorge et reste de la tête d'im blanc pur. Tout le cou également blanc, mais très-légèrement nuancé de cendré ; à sa partie antérieure, des plumes d'un noir bleuâtre d'im côté, et d'un blanc pur de l'autre, forment, par leur réunion, une bande étroite qui descend du bas de la gorge et va s'arrêter à la naissance de plumes très-longues, e£Slées et à barbes en partie désunies ; ces pliunes sont blanches et forment une colerette pointue au-devant de la poitrine.
Parties supérieures du corps, d'un joli gris cendré; quelques plumes du manteau et du dos sont assez longues pour atteindre l'extrémité de la queue ; leurs barbes d'abord unies, se désunissent bientôt, deviennent plus rares et prennent une teinte presque blanche ; ces plumes forment une espèce de parement retombant du dos et du manteau sur toutes les parties postérieures.
En dessous, deux larges bandes d'un beau noir, l'une de chaque côté du corps, courent de l'épaule à la région anale en passant au-dedans des cuisses; au milieu, elles
Bont séparées par une bande blanche plus étroite, les suivant dans toute leur étendue. Flancs d'un blanc légèrement cendré. Jambes blanches.
Rémiges d'un noir bleuâtre prenant une teinte cendrée sur la barbe externe des secondaires. Couvertures supérieures d'un gris cendré s'éclaircissant de plus en plus, des petites aux grandes; inférieures d'un bleu cendré à tige blanchâtre. Bord de l'aîle blanc.
Rectrices bleuâtres. Couvertures supérieures gris cendré ; inférieures blanches.
Bec jaune avec du brun rougeâtre sur une partie de la mandibule supérieure. Lorum nu et jauiie verdâtre. Iris jaune d'or. Pattes noirâtres.
Le jeune a le dessus de la tête noir ; il n'a point de huppe à l'occiput. La gorge est blanche. Les joues et un peu du cou sont tachetés en long de brun sur fond gris. Tout le reste du cou est d'un brun cendre clair ; sur sa partie antérieure, il j a. comme chez l'adulte, la bande noire et blanche, mais il n'y a point de colerette au-devant de la poitrine.
Tout le dessus du corps est du même brun cendré que celui du cou ; mais plus foncé. Pas de parement.
Les épaules et le dessous du corps garnis de plumes blanches au milieu, et noires sur les bords. Flancs brun cendré. Jambes roussâtres. Le reste comme chez l'adulte.
Ce héron se voit assez souvent et même près de la ville. Bans la journée, il se tient au milieu des mangliers. Immobile sur la branche qu'il a choisie, il semble dormir en attendant le coucher du soleil. Aussi à peine la îiuit jette-elle ses premières ombres, qu'il quitte sa re-
traite pour aller aux bords de mer et des ëtangs chercher les poissons dont il se nourrit. H ne dédaigne ni mollusques, ni crustacées, ni reptiles, ni même les petits mammifères qui peuvent se trouver à sa portée. Son vol est puissant et soutenu, mais peu rapide. Sa voix est forte et rauque. Il niche dans le pays. On parvient à rélever en captivité.