‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 211 sur 292 · ARDEA CŒRULEA— Zm · texte numérisé non relu

ARDEA CŒRULEA— Zm

vuLo. AIGRETTE BLEUE,

Ardea ecerulea — ^Lîn. — Gray, p. 656, b9 29.

Herodias cœruha — Lin. — Pr. Bonap., 2™ vol., p. 123,

no 16.

Ardea cœrulea — ^Wilson, 3™* vol, p. 20. Ardea cûPrufeo— d'Orbigny, p. 201.

Egretta ecerulea — Gosse, p. 337.

Oràhier bleu — Ardea ecerulea — ^Vîeîl.

lionguenr totale 570 miL

— du pK de Taîle 273

— du doigt médian 66

— de la queue 90

— du bec 76

Tout le plumage, aucune partie exceptée, d'un bleu de plomb foncé. Une légère teinte pourprée modifie cette couleur à la tête et au cou jusqu'à son tiers inférieur.

Les plumes de l'occiput, à barbes désunies, forment un Êdsceau assez long pour atteindre la nuque ; quelques unes, en très-petit nombre, fort étroites et à barbes unies, se détachent de ce faisceau et descendent jusqu'à huit centimètres sur le cou. Celles du dos, également à barbes désunies, laissent échapper, mais en plus grand nombre, quelques plumes étroites et à barbes unies qni recouvrent le croupion et la queue qu'elles dépassent de neuf à dix centimètres. Celles du bas du cou sont assez longues pour former une colerette qui finit en pointe sur la poitrine ; elles sont étroites, lancéolées et à barbes unies.

Bec bleuâtre de la base au milieu, noir du milieu à

DESClUPnVB. 411

la pointe. Pattes brunes, presque noires sur le devant du tarse et sur les doigts. Lorum bleuâtre. Iris jaune paille.

Chez la femelle qui rappelle le mâle par le bleu général de son plumage, on n'observe ni la teinte pourprée du cou, ni les longues plumes de l'occiput, du dos et du bas du cou. Cependant je ne puis affirmer que ces ornements manquent à tout âge chez elle ; car, généralement, parmi les hérons^ la femelle est semblable au mâle, à peu de différences près.

Le jeune est également unicolore ; mais au lieu d'être bleu, il est d'un blanc pur qui ne bnmit que vers la pointe des premières rémiges.

Les pattes sont d'un vert lavé ; du brun sur le devant du tarse et sur les doigts.

La base du bec est gris bleuâtre ; le reste noirâtre.

Le lorum est d'abord gris ; ensuite jaune pour deve* nir bleuâtre avec l'âge. L'iris est presque blanc.

Cest de toutes nos aigrettes^ la plus commune. Elle 88 tient au bord de la mer ou le long des rivières où afflue la marée. Elle fréquente aussi les marais et les savannes fangeuses. C'est dans la journée, le matin et l'après-midi, qu'elle va chercher sa nourriture que composent poissons, vers, crustacées, etc. Elle est toujours en troupe présentant tous les âges ; aussi est-il curieux de les voir, les imes entièrement bleues, les autres toutà^fiedt blanches et un grand nombre chamarré de ces deux couleurs distribuées irrégulièrement. A la fin de la journée, toute la troupe se porte sur un arbre, toujours le même, pour y passer la nuit en commun. Elle plie à la captivité, mais assez difficilement. Elle ne nous quitte jamais.

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